Ícaro e a Caverna – Pedro Mota

Todo o Meu Mundo e o Marxismo

Dans le foisonnement de l’absurde, que reste-t-il pour le sens ? Par Jean-Yves Jézéquel

Le petit nombre des élites « égocentrées », l’oligarchie à la commande des Etats transformés en Pouvoirs se légitiment de théocratie. L’Eglise suprême de la religion de marché, la caste de ses grands prêtres définissent les hérésies et les hérétiques. Les bataillons médiatiques au service du dogme sectaire du capitalisme ultra libéral et toute l’armada du système répressif, contrôlent la vie des peuples, les obligeant même à se taire par un « management de la terreur » mené de mains de maîtres. La dictature autoritariste d’un Empire technocrate, prenant toutes les décisions à huis-clos, sans jamais se référer à l’avis des intéressés, règne sans partage sur 80% de l’humanité. Dans cette dictature de l’arbitraire absolu, seule la loi du profit constitue le credo exclusif de la caste des prédateurs du système…

Dans le monde de la « journalistiquerie », il y a assez de naïfs arrogants pour bêler en chœur le discours « officiel » sans le moindre esprit critique, sans le moindre recul et sans la moindre autonomie de réflexion sur la nature falsifiée de la vision néo conservatrice et ultra libérale de cette caste méprisant le reste des hommes avec la condescendance des sots !

Les lobbies quant à eux sont au paradis. Les grandes sociétés multinationales richissimes, font et défont à leur fantaisie, l’existence exsangue des populations traînées dans le malheur pour le bonheur de leurs maîtres du CAC40 ou du dow Jones (DJIA : Dow Jones Industrial Average)… Ce qui reste des Etats est à leurs ordres. Les épaves de ce monde dégénéré exécutent leur tâche avec zèle et empressement au service inconditionnel des grandes sociétés flibustières qui pillent allègrement un monde transformé en ruines…

L’exploitation, les abus de toute nature infligés aux gens humbles, l’esclavage moderne, la maltraitance de plus de 200 millions d’enfants contraints au travail à bas coût et dans des conditions abominables pour le seul profit de la caste des nouveaux esclavagistes sont la règle la plus répandue sur toute la Planète. L’organisation acharnée de l’arnaque, du pillage, de la surveillance à outrance, des principes de la soumission et de la domination par la destruction des récalcitrants (massacres planifiés comme en Syrie) est le seul programme qui vaille pour les tyrans martyrisant sans états d’âme les peuples dépouillés de tout ! La planification du chaos, de l’atomisation des populations, du démantèlement des Etats Nations, tout cela est devenu la surenchère fébrile de la mondialisation désireuse de bâillonner les revendications des travailleurs et des peuples qui se sont battus pendant des siècles pour acquérir chèrement leur liberté devenue un obstacle majeur à la loi sacro-sainte du profit!

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Aujourd’hui, nous assistons à la proclamation décomplexée d’une volonté oligarchique d’imposer son dictat à l’ensemble des nations, en leur annonçant que la démocratie n’est plus un sujet d’actualité, que l’avis des peuples ne l’intéresse pas, que l’état d’urgence doit se prolonger à perpétuité, que l’Etat policier sera désormais la nouvelle forme d’autoritarisme à promouvoir dans tous les pays, que le travail sans limite sera la nouvelle condition de vie habituelle des personnes et que tous les avantages sur l’éducation, la santé, les aides sociales, la qualité de vie, les loisirs, la culture, le logement seront désormais limités, voire supprimés…

Le dogme de « l’austérité » se justifie de « crise » dont les seuls auteurs sont ceux-là même qui abusent encore plus que jamais des pays traînés dans la violence de ce massacre volontaire et sans pitié ! Ces criminels en cols blancs n’hésitent même pas à conspuer les pauvres, à les accuser, à « moraliser » les peuples en les traitant de « tire au flanc », d’être les obstacles de la bonne marche économique du monde selon leurs courtes vues!

Les nations encore souveraines et façonnées par leurs peuples sont désappropriées de leurs leaders par des jeux de passe-passe juridiques, sans qu’elles puissent rien faire ni rien dire, comme cela a été le cas spectaculaire du Brésil avec Dilma Roussef qui a été ainsi chassée de sa fonction par une pratique de l’arbitraire absolu se réclamant du Droit… Là, la perversion a atteint un point délirant totalement odieux, car les salauds, comme ce Michel Temer, qui ont ainsi pris le Pouvoir sans l’avis de personne, avec la complicité de Standard & Poor’s et autres agences de notations, ces larrons en foire, se sont dépêchés ensuite de piller, de dépouiller, de saccager les richesses de ce grand pays pour le seul profit des ordures qui se sont emparés du monde. Partout sur Terre sont ainsi martyrisés 80% de l’humanité à travers un tel comportement ne se souciant guère de la loi de mort qu’il répand, comme la peste, sur tout ce qui est vivant…

Ce qui est hautement d’actualité, c’est la régression mentale de l’humanité, la malhonnêteté intellectuelle des « élites », le retour, tambours battant, aux archaïsmes des obscurantismes farouches, favorables au dressage à l’amour de la soumission présenté quant à lui, comme une « vertu » récompensée par les médailles du « mérite » chez tous ceux qui donnent la préférence aux désirs compulsifs régnant tyranniquement sur des individus dépossédées de tout idéal ! Les humanistes subissent quotidiennement les injures implicites et explicites, parce que les profits exorbitants concentrés dans les mains des 20% de l’humanité, ne sont pas encore assez exorbitants ! Les pauvres de plus en plus pauvres ne sont pas encore assez pauvres…

D’ailleurs la guerre est carrément planifiée elle aussi, pour se débarrasser de tous ces contingents de pauvres qui ne veulent pas jouer le jeu du profit exorbitant au service exclusif d’un petit nombre de prédateurs du cannibalisme social.

Les massacres à grande échelle sont programmés. Les puissants au pouvoir veulent « nettoyer » la Planète d’un bon tiers de l’humanité jugé inutile, improductif, coûteux, véritable obstacle au débridement du profit pour le profit !

Par dessus tout cela, la Terre est limitée dans ses moyens et nous devenons trop nombreux : donc, « il faut faire disparaître tous ceux qui ne font pas partie des privilégiés du système prédateur » qui a été mis en place par les artisans zélés du productivisme…

D’ailleurs des milliardaires se réunissent activement depuis un certain temps, pour fabriquer des engins capables d’aller coloniser les autres planètes viables du système solaire, en se dépêchant d’être les premiers à y mettre les pieds afin de devenir déjà les maîtres incontestables et incontestés de ces immenses richesses qui sont là en attente de leur voracité! L’argent (le chiffre) est leur seul dieu, le profit leur seule préoccupation, le capitalisme ultra libéral leur seule idéologie sectaire, le principe de la domination et de la destruction leur seule religion… C’est bien là le triomphe du monde de la bête et donc l’annonce implicite de l’Apocalypse, c’est-à-dire de sa chute mortelle finale par son auto destruction !

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La troisième guerre mondiale est préparée en effet, ouvertement, sans secret. Les provocations sont organisées avec insistance, les légions de l’Empire et le matériel de guerre sont accumulés en masse là où il faut provoquer la destruction en règle des trublions qui menacent la fête perpétuelle des profiteurs d’en haut…

Le mensonge fleurit à foison, la manipulation est débridée, la malveillance bat son plein, les « Fake news » prolifèrent, la corruption explose dans le milieu exclusif des « élites », le peuple des modestes est sidéré tout en se voyant interdit de parole. Le culot de la caste au service d’un tel système de domination est sans borne.

Ce foisonnement du pervers en devient absurde et chacun est obligé de se poser la question du sens ; sens de l’existence dans ces conditions ; sens de la vie ; sens de ce que nous faisons sur Terre ici et maintenant ? Pourquoi vivre si c’est pour exister dans de telles conditions : celles de l’absurde ?

L’absurde gigantesque de la situation qui est celle de l’humanité actuelle l’est d’autant plus que les prédateurs eux-mêmes sont dans une totale équivoque sur les exigences de leur prétention elle-même. En agissant comme ils le font, ils sont incapables de voir à quel point ils desservent leur propre « cause », précipitant même leur fin dans un chaos innommable qu’ils pensaient ne réserver qu’aux « autres », à ce tiers de l’humanité qu’ils jugeaient improductif et inutile pour leur profit et leur béatitude de parfaits crétins!

Ils avaient oublié qu’ils faisaient, eux aussi, entièrement partie de la nature et que par la même occasion, s’ils s’attaquaient en réalité à la nature et à ses lois qui sont des lois immuables de complémentarité, ignorant que c’était à eux-mêmes qu’ils allaient s’en prendre sans le savoir et sans être capables de le prévoir !

Toute la logique de la vie, dès son apparition, s’articule autour d’une logique de mort. C’est un processus permanent de mort qui permet le processus permanent de vie. La vie ne peut exister que grâce à des processus de mort. C’est en acceptant son apoptose que la cellule donne vie à une nouvelle cellule maintenant ainsi l’homéostasie des organes d’un corps pour l’harmonie de l’ensemble. C’est par une logique de mort perpétuelle que se dessine la logique de vie perpétuelle. L’âme de la Nature a donc voulu que la vie soit intrinsèquement reliée à la nécessité permanente de s’en détacher ; elle a voulu que la vie ne soit possible qu’à la condition que chaque élément la composant, accepte de donner la sienne. La continuation de la vie est reliée intimement au don permanent de la vie qui est incarnée dans les êtres et les choses invités ainsi à se « sacrifier » en permanence pour permettre la vie en permanence…

Il n’y a pas de vie sans le don permanent de la vie par ceux qui la détiennent provisoirement, juste le temps qu’il faut pour être en mesure de la transmettre aux suivants. C’est une générosité infinie organisée comme telle qui explique le principe de la vie dans les conditions de la biosphère. Voilà pourquoi la loi de la complémentarité est la seule loi régissant ce monde créé par la Mère Nature.

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Le comportement de tous les prédateurs de l’humanité est à l’extrême opposé de cette loi naturelle ; il est le contraire de cette logique intrinsèque de la vie ; il est incompatible avec les lois intimes de la nature… C’est aussi pour cela qu’il ne peut pas durer dans le temps et poursuivre allègrement son chemin en se moquant éperdument de la souveraineté de la vie. Il y a une limite au-delà de laquelle il n’est plus possible de « survivre » à son égocentrisme. C’est pourquoi, d’ores et déjà, la sagesse dit haut et clair, que ce monde qui a atteint le degré ultime de la dégénérescence, est sur le point de sombrer dans l’abîme de l’anéantissement…

Les prédateurs dominants de l’humanité ne savent pas qu’ils sont, malgré eux, dans une logique imparable de mort assurée. C’est justement ce comportement injuste, d’abus, de domination, d’exploitation, de leur volonté de faire du profit dans la démesure, qui va assurer leur mort, du coup, prématurée!

Il n’y a pas meilleur comportement que celui des « élites » actuelles pour favoriser et précipiter leur chute, le déclin de la civilisation de la répression, sa disparition brutale dans le fracas d’un chaos réservant à l’humanité la même fin que celle des dinosaures.

L’ère de l’Anthropocène s’achève car l’homme décideur a choisi d’ignorer la règle d’harmonie avec les autres composantes de la biosphère. Il s’est considéré comme au-dessus et en dehors de la nature : faute fatale inspirée par la pathologie religieuse l’ayant conduit à haïr sa propre nature…

La vie a inventé la vie et non pas la survie. Faire de la vie une survie ne pouvait pas durer dans le temps. Aussi, le moment est venu de se retirer dans le silence et le recueillement avant de mourir en laissant la place libre au développement de nouvelles formes de vie devenues possibles.

S’émanciper des règles de la Nature, c’est s’exclure de la Nature. Notre heure a sonné par la faute de tous ceux qui se sont moqués des lois de la Nature! C’est la perversion de la religion qui a mis dans la tête des arriérés mentaux l’ayant promotionnée, l’idée aberrante que l’homme avait été créé pour « dominer la nature » et « régner sur elle » en Maître fait « à l’image et à la ressemblance d’un dieu » se disant lui-aussi autre, en dehors et au-dessus de la Nature ! (Cf., Livre de la Genèse) Le mensonge incommensurable de la religion a trompé l’homme, en long, en large et en travers, il l’a abusé depuis des millénaires. C’est la religion qui est la première responsable de notre chute et de notre disparition…

Au moment de la « fuite d’Egypte », le peuple juif célébrant sa « libération » avait tôt fait, alors qu’il était encore en chemin dans le désert, de transformer son monothéisme « révélé » en « culte du veau d’or », cet épisode qui en dit long ayant à son tour entraîné un massacre spectaculaire de plusieurs milliers de personnes ! La religion est une aberration qui rime avec crime parce qu’elle est une spectaculaire manifestation de l’arriération mentale de l’humanité.

Le sage ne peut avoir de connivence avec le religieux. La sagesse ne peut avoir de lien avec la religion. La sacralisation de la conscience, voilà la spiritualité naturelle intime de l’homme en harmonie avec les intentions éternelles de l’âme de la Nature.

Dans le foisonnement de l’absurde, voilà où est le sens, voilà où il demeure : dans la conscience de notre lien indéfectible avec l’âme de la Nature. Le sens de notre vie est dans ce dialogue avec elle nous reliant à elle et nous confondant avec elle. « Je suis dans le Tout et le Tout est en moi. Qui me voit, voit le Tout ». « Je suis sorti du Tout et je retourne au Tout ». (logion de l’évangile de Thomas, manuscrit de Nag Hammadi). « Je suis une partie du Tout et pourtant le Tout est tout entier dans la partie du Tout que je suis. Le Tout n’étant pas la somme des parties »! « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux », disait l’Oracle de Delphes.

Le sens, il est là : dans le passage d’une civilisation de la croyance à une civilisation de la conscience ! Ce sera vraisemblablement la suite logique des prochaines inventions de la vie dans les conditions de la biosphère, mais sans doute sans les hommes qui auront tout fait pour s’en exclure, eux qui ont commis la faute originelle fatidique d’une adhésion aveugle au mensonge de la psychopathologie coalitionnelle qu’est la religion.

 Jean-Yves Jézéquel

3 avril 2017

Sotaque Brasileiro num Telejornal (da SIC) em Portugal

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A cadeia de televisão portuguesa SIC acabou de transmitir no telejornal nocturno do seu canal principal uma reportagem sobre uma hospedaria (Hostel em português) que recebeu um prémio internacional. Nada de estranho até aqui. A surpresa, para quem ainda tem um til de orgulho em ser português e respeito por Portugal, e não tema ser apelidado de racista, nacionalista, fascista, reaccionário, conservador, anti-globalista, anti-mundialista, anti-cosmopolita, anti-multiculturalista ou anti-interculturalista, estava reservada para o sotaque brasileiro do jornalista! Sotaque brasileiro num profissional a transmitir em directo (ou que fosse em indirecto) numa cadeia nacional de televisão?! Nada contra o Brasil, tudo por Portugal, que são os portugueses, o seu território e a sua cultura. Mas há que nos indignar. É uma afronta à identidade nacional, à sua cultura, à sua língua, a um dos bens mais preciosos da nação. É caso para dizer: se a SIC é portuguesa e quem não se indigna é português – eu quero ser espanhol, que tem mais orgulho e dignidade do que os nativos deste recanto da Europa.

O derrube do muro de Berlim (09/Nov/89) por Daniel Vaz de Carvalho

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A queda da RDA atingiu-me duramente, mas, tal como muitos outros companheiros de luta, não perdi a convicção de que o socialismo é a única alternativa para uma sociedade mais humana e mais justa. Desde a existência do capitalismo que os comunistas pertencem aos perseguidos neste mundo, mas não pertencem aos sem futuro.
Hoje é considerado moderno etiquetar comunistas íntegros de estalinistas.
Erich Honecker, Memórias da Prisão [1]
Erich Honecker. 1 – Uma idiótica euforia

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Em 30 de setembro de 1938, o primeiro-ministro francês Daladier regressa a Paris, vindo de Munique, após ter celebrado o acordo que entregava aos nazis uma parte da Checoslováquia. Ao sair do avião uma multidão espera-o com cartazes que festejavam o acordo: “a paz tinha sido salva”. Daladier olha-os espantado, esperava ser vaiado, e murmura: “Idiotas…se eles soubessem.”

Esta cena faz evocar a euforia, com raias de histerismo, que percorreu as hostes anti-marxistas desde a extrema-direita a uma dita extrema-esquerda (do anarquismo ao trotsquismo) juntando-os num triunfalismo inconsequente. Na realidade, tal como em Munique se preparou a entrega aos nazis do domínio sobre a Europa, o derrube do Muro de Berlim preparou a entrega aos EUA, como líder do grande capital transnacional, do domínio mundial.

Se a direita exultava com a derrota do seu arqui-inimigo, a social-democracia acompanhava-a fantasiando o enterro definitivo do “comunismo” propagandeando “um socialismo de rosto humano”. Na sua cegueira acreditavam que afastado o “espectro do comunismo” (Marx) que os afligia: as massas populares pertenciam-lhe política e sindicalmente. Era o “fim da História” e a “paz social” através da colaboração de classes.

Sem o mínimo de contraditório as massas foram submersas pela propaganda que prometia a “economia social de mercado” ou a “economia de mercado com justiça social”.

Contudo, o derrube do Muro de Berlim e o fim da URSS vieram exaustivamente confirmar as teses marxistas-leninistas: o capitalismo humanista não existe. Os avanços sociais e civilizacionais conquistados pelos povos foram somente obtidos à custa de duras lutas e sacrifícios, contra capitalismo.

O que se passou a seguir demonstra, por um lado a incapacidade de a social-democracia, presa nos seus preconceitos e calúnias, e incapaz de avaliar as consequências das suas orientações para os povos, os Estados, para a própria democracia. Por outro lado, mostra como a sua degradação ideológica levou a cedências quase inimagináveis e compromissos com a exploração mais desbragada, a corrupção, a agressão imperialista, até com ditaduras fascizantes.

Nos países ex-socialistas toda uma série de oportunistas, de especialistas neoliberais, ONGs ao serviço do imperialismo, de indivíduos educados nos EUA, alguns obtendo dupla nacionalidade, apossarem-se desses países, tal como o crime organizado. Foi então imposta a democracia oligárquica que se traduziu numa inaudita regressão civilizacional.

A devastação em termos de direitos humanos foi silenciada pela incessante propaganda de calúnias contra a realidade socialista. Milhões de desempregados foram deixados sem apoio, jovens desesperados abandonaram os seus países para irem trabalhar no estrangeiro em condições muitas vezes humilhantes e de exploração brutal, quando não à mercê das máfias. Os indicadores de saúde e esperança de vida da URSS caíram quase de imediato para valores do chamado terceiro mundo.

O neoliberalismo devastou instituições culturais e artísticas, escolas e universidades, submetidas aos critérios da mercantilização neoliberal. Vários dos países ex-socialistas, são hoje dominados por demagogos da extrema-direita e neofascistas que, com a cumplicidade e apoio da UE e dos EUA, se aproveitam da miséria criada pela instauração do capitalismo.

Por detrás do derrube do Muro de Berlim, está patente a atitude de traição de Gorbatchov, citando Lenine para melhor destruir o seu partido, assumindo-se depois como social-democrata e confessando serem aquelas citações uma estratégia. No seu discurso do 70º aniversário da Revolução de Outubro, Gorbatchov caracterizou a industrialização socialista, a colectivização da agricultura e a revolução cultural como acontecimentos de dimensão histórica para o reforço da potência soviética. Mais tarde denegriu e renegou o que dizia defender. [1]

Gorbatchov, desprezado no seu país, publicou recentemente, um livro “New Russia”, fazendo coro com o “ocidente” (leia-se NATO) contra Putin. Aí cita Lenine: “não se pode ultrapassar o povo”. Foi o que ele e outros como ele fizeram.

Quando a URSS foi dissolvida e o socialismo liquidado, de 70% a mais de 80% da população (conforme as Repúblicas) desejavam a manutenção da URSS; 85% o socialismo. Também o povo da RDA não foi consultado sobre a anexação da sua pátria pela RFA, que Gorbatchov acordou nas costas do povo e dos órgãos soberanos da RDA.

Quando se entra na via da traição não se para… A “perestroika” acabou rendida ao neoliberalismo e ao imperialismo. Exemplo, foi a figura patética de Chevarnadze (último ministro dos Negócios Estrangeiros da URSS) que acabou afundando-se numa guerra civil na Geórgia de que se tornara presidente, alimentada pelos seus amigos da NATO.

Vivemos hoje as consequências do que aconteceu então. A social-democracia está morta rendida ao neoliberalismo fascizante e ao imperialismo. O mundo enfrenta intermináveis guerras de agressão, crises económicas, tragédias sociais e humanitárias. O perigo de uma confrontação global é uma realidade eminente.

O imperialismo impôs um intolerável totalitarismo pretendendo aplicar a todos os povos o mesmo modelo económico, social e político ao serviço dos interesses oligárquicos, a globalização capitalista, sem qualquer consideração pela vontade e interesses dos povos. Um modelo imposto pelo poder militar (agressões, invasões), político (conspirações, ingerências) e económico (sanções).

Na fronteira de Berlim foram mortas 74 pessoas, cidadãos aliciados nas redes organizadas pelos serviços secretos ocidentais para fugirem, por razões políticas ou por delitos comuns. E. Honecker lamentou-o até ao fim. Porém quantos trabalhadores, estudantes, etc, foram mortos pelas polícias em manifestações na Europa Ocidental? Nos EUA foram mortas 500 pessoas só em 2015, alegadamente por não acatarem ordens da polícia. ( US Police Killed Over 500 People This Year ). Quantos foram e são mortos ao tentar passar a fronteira entre os EUA e o México? Isto, sem contar com os milhões de vítimas do colonialismo, das guerras de agressão, ditaduras, para impor o capitalismo.

O socialismo não é uma sociedade perfeita, nunca o marxismo o afirmou, representa a natural evolução e progresso da sociedade humana. É construído por homens imperfeitos em circunstâncias muitas vezes dramáticas. De facto, em parte alguma é possível uma democracia perfeita enquanto houver imperialismo.

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2 – As “Memórias da Prisão” de Erich Honecker

Após o fim da RDA Honecker, foi preso, simbolicamente regressando à mesma prisão, Berlim-Moabit, onde em 1935 os nazis o tinham encarcerado.

A felonia do imperialismo manifestou-se desde logo na criminalização da RDA, e de militantes íntegros. Isto apesar de em 1987 Honecker, a convite do chanceler Kohl, ter visitado a RFA, tendo sido tocado o hino da RDA e rendida homenagem à sua bandeira. De seguida, Kohl fez uma vista não oficial à RDA.

Doente, com cancro, em Moscovo, o traidor Ieltsin revelou mais um traço da baixeza do seu carácter ao extradita-lo para a Alemanha. Pretendia-se apresenta-lo, debilitado e vergado ao infortúnio, perante o capitalismo triunfante.

Tal não aconteceu, Honecker em 1993 perante o tribunal que o julgava, fiel aos ideais pelos quais lutou desde a juventude, assumiu todas as responsabilidades pela defesa da RDA como Estado soberano, demonstrou a superioridade do socialismo e denunciou o julgamento como mais um episódio nos “quase 190 anos de perseguições da burguesia alemã aos comunistas, a todos os lutadores pela paz e pelo socialismo”; transformou os acusadores em réus.

Os objetivos da direita e da social-democracia falhavam, optaram por silencia-lo e o julgamento terminou com a alegação do seu estado de saúde, como se tal não estivesse evidenciado desde o início. Faleceu em 1994 no Chile (pátria do seu genro) na companhia deste, da mulher e da filha.

Face aos conspiradores e traidores, Honecker fica como um exemplo do revanchismo e da perseguição aos comunistas que se seguiu e prossegue nos países ex-socialistas. Os textos seguintes são baseados nas “Memórias da Prisão”, de Erich Honecker. [1]

Acerca do socialismo

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A RDA não pode ser apagada da História. As realizações da RDA ficarão na memória do povo e influenciarão no futuro. A comparação com a democracia burguesa também devia ser abertamente discutida a partir dos exemplos da RDA e da RFA. Na RDA não havia desemprego em massa, mas sim pleno emprego, não havia sopa dos pobres, mas sim comida para todos, não havia falta de vagas na formação profissional ou na educação.

Na RDA havia 9,5 milhões de postos de trabalho. A desindustrialização destruiu metade. Foram vítimas do lucro que encheu abundantemente os bolsos do grande capital. Muitas pessoas encontraram-se na pobreza e em situação de necessidade em consequência desta barbaridade. Depois da anexação pela RFA, desapareceu o que era querido aos trabalhadores da RDA: a segurança em matéria social garantida pelo socialismo.

A RDA era um país com uma indústria e uma agricultura modernas, dispondo de uma ampla rede de proteção social. A agricultura da RDA conseguia assegurar o abastecimento alimentar interno e exportar alimentos.

Não há nenhuma razão nem ninguém tem o direito de denegrir as realizações dos trabalhadores, por muitos erros e insuficiências que tenham afectado o socialismo e que foram objecto de debates. Como os desequilíbrios no desenvolvimento económico, os problemas quanto a produtos de consumo, a escassez de matérias-primas, a incapacidade da indústria ligeira dar resposta às necessidades, os problemas de abastecimento de bens de consumo, a política de preços, a qualidade dos produtos.

Foi um erro não se ter dado rápido seguimento às propostas apresentadas no Plenário realizado em 1988, no sentido de uma maior participação das pessoas na gestão direta da sociedade, das empresas, dos bairros. Contudo, pretender que não havia democracia no socialismo ou até mesmo afirmar que a democracia burguesa é superior à democracia socialista não corresponde nem à verdade nem às realidades da sociedade capitalista, que estão à vista de todos.

É necessário romper o véu da conversa sobre uma democracia acima das classes. Só pode haver uma verdadeira democratização se as pessoas que criam riqueza forem as proprietárias dos principais meios de produção e da terra. A democracia burguesa, onde funciona, reduz-se a espaços de liberdade conquistados ao capital pela luta dos trabalhadores. Quando o poder está nas mãos do capital, o povo é tutelado.

Foi subestimada a influência de inúmeras estações de televisão e rádio sobre o comportamento das pessoas, bem como os perigos resultantes da ação da RFA no seio da NATO.

A RDA sempre defendeu uma política de paz e coexistência pacífica, deu um grande contributo para afastar o perigo guerra na Europa. Com a sua liquidação, Honecker perguntava então de forma premonitória: quanto tempo durará esta paz? Será que a França se deixará esmagar pelo abraço da Alemanha?

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A anexação da RDA pela RFA

Apesar dos bem pagos hinos entoados ao capitalismo, ninguém pode negar seriamente a situação extremamente difícil em que se encontram milhões de operários e empregados, cientistas e artistas, sejam eles defensores ou adversários da “economia de mercado”.

A Treuhand, organismo criado “para a boa administração das empresas” estatais não foi senão uma instituição para desbaratar o património do povo, entregando as empresas do Estado a preços de saldo aos trusts capitalistas ou destrui-las para eliminar concorrentes. A liquidação das empresas públicas da RDA foi um polpudo negócio para os capitalistas

O desemprego é uma tragédia para todos. Ninguém o conhecia na RDA. Imagine-se qual teria sido o resultado se então o chanceler Kohl tivesse declarado abertamente aos eleitores que haveria quatro a cinco milhões de desempregados, as rendas de casa aumentariam de três a dez vezes e que grande parte das prestações sociais seria eliminada.

Não estava em causa derrotar um “poder pessoal”, derrotar “a dominação do Politburo”, mas sim expropriar as empresas pertencentes ao povo, liquidar as cooperativas agrícolas, restituir as terras aos grandes proprietários, eliminar a propriedade socialista. Tratou-se da liquidação da RDA, das suas instituições científicas, dos equipamentos de saúde, de tudo o que estava relacionado com o Estado da RDA.

O poder do capital foi pura e simplesmente restaurado. Era isso que estava em causa. Ninguém pode negar que o guião seguido em todos os países socialistas consumado na contra-revolução foi dirigido a nível internacional. O mesmo guião levou à destruição dos partidos marxistas nestes países.

As traições

Como qualificar de outro modo aqueles que trabalharam para a restauração do sistema político e económico do capitalismo sob a capa da democracia burguesa? Dê-se a volta que se der, tratou-se da reconquista do poder da burguesia perdido 40 anos antes.

Sob a bandeira da luta contra o “estalinismo” conduziu-se a luta contra o socialismo. Todos os “reformadores” renunciaram ao socialismo, dando ouvidos ao “grande reformador” que, em seis anos, conseguiu desarmar o seu partido, o PCUS, de que era secretário-geral, e conduzir a URSS à sua aniquilação.

A RDA foi sacrificada no altar da “casa comum europeia”, pela qual Gorbatchov lutava com tanto afinco. Isto só foi possível porque houve elementos dirigentes da RDA que objectivamente contribuíram para a eliminação do socialismo. Entre estes havia traidores conscientes, que se vangloriaram de terem aberto o caminho à anexação da RDA, utilizando os seus contactos com a RFA em concertação com o círculo de Gorbatchov. A “renovação” da RDA traduziu-se apenas na sua anexação pela RFA capitalista.

Uma desmesurada campanha de calúnias contra as principais personalidades dirigentes, uma criminalização vinda das próprias fileiras conduziu a uma ampla dessolidarização, facilitou às forças reacionárias da RFA a condução da sua ampla campanha de vingança contra os comunistas e outros elementos de esquerda.

Porque se organizou uma caça às bruxas contra todos os colaboradores do partido e do aparelho do Estado, contra a segurança de Estado, contra os soldados e oficiais do Exército Nacional Popular, contra as tropas fronteiriças, contra professores, médicos, cientistas, jornalistas e artistas? Tudo isto agravou ainda mais a miséria na RDA. Centenas de milhares de famílias com as suas crianças foram lançadas numa situação de desespero.

Aqueles que desfiguraram a história do socialismo, acentuando erros e deficiências, reclamando-se eles próprios de comunistas sem defeitos, tendo embora virado costas ao partido, contribuíram para a desagregação, dificultaram o trabalho ideológico junto da juventude. Foi assim que muitas pessoas perderam as suas convicções nos ideais socialistas.

Porém, continua sem se saber o que seria o tão invocado “socialismo democrático”. O afastamento decisivo do comunismo significa não só a negação dos ideais comunistas, mas a negação das necessárias transformações das relações de propriedade.

O futuro pertence ao socialismo

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Com a destruição do socialismo na Europa, o mundo tornou-se completamente caótico e desorientado. Os EUA, autoproclamados polícias do mundo, atuam a seu bel-prazer e impõem a “nova ordem mundial” a golpes de bombas e mísseis.

A tão glorificada nova liberdade priva o indivíduo da mínima segurança. A “livre” economia de mercado penetra em todos os domínios. As conquistas sociais foram condenadas a desaparecer.

Numa nova sociedade tem de haver um lugar para cada um dos seus membros, não obstante todas as evoluções tecnológicas e outros condicionalismos. Antes de mais isso significa um posto de trabalho para cada um. O capitalismo é incapaz de o garantir, isso é hoje mais evidente do que nunca. A corrida aos lucros fixa os limites à sociedade capitalista. Quer se queira quer não, no mundo capitalista atuam as leis que Marx e Engels revelaram e provaram cientificamente em toda a sua obra.

Com a fé infantil de que “o mercado tudo soluciona” não se resolve nenhum dos problemas da Humanidade. Por isso inevitavelmente novas forças sociais, alcançarão e organizarão novas relações sociais.

“Ou a humanidade é conduzida ao abismo pelo capitalismo ou vencê-lo-á. A última hipótese é a mais plausível, porque os povos querem viver. Apesar de todas as dificuldades e perigos, apesar da situação sombria, estou e estarei confiante. O futuro pertence ao socialismo”.

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09/Novembro/2016
[1] Erich Honecker (1912-1993) operário e filho de operários, membro da Juventude Comunista alemã em 1926. Estudou em Moscovo no Colégio Internacional Lenine, em 1930 e 1931, regressando à Alemanha em 1931. Foi preso pelos nazis em 1935 sedo libertado no fim da guerra em 1945. Eleito secretário-geral do Partido Socialista Unificado da Alemanha (PSUA) em 1971; eleito Presidente do Conselho de Estado em 1979. Textos completos em:
Notas da prisão (I)
Notas da prisão (II)
Notas da prisão (III)
Notas da prisão (IV)
Honecker acusa

Este artigo encontra-se em http://resistir.info/ .

L’Euro-fédéralisme, ou le lit de Procuste Par Bruno Guigue le 07 juillet 2016

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L’Euro-fédéralisme, ou le lit de Procuste *
Après la stupeur provoquée par la fronde populacière du 23 juin, les dirigeants de l’UE s’emploient à faire comme si de rien n’était, l’essentiel étant de perpétuer l’ordre des choses tout en tentant de limiter les dommages collatéraux. Faisant de nécessité vertu, ils appliquent alors un raisonnement qui est celui de la branche pourrie. Pour conjurer le risque de contagion qui menace l’édifice branlant échafaudé depuis trente ans, ils ne veulent voir dans l’amputation du membre félon qu’un inconvénient passager. L’important, c’est que les affaires reprennent et que rien ne change, à 27 comme à 28.
Tentation du statu quo
Pour la Commission, solder les comptes du Brexit permettra bientôt de le réduire au statut inoffensif de mauvais souvenir. Au prix d’une mutilation dont le préjudice est jugé surmontable, on entend bien perpétuer ad libitum l’espace mirifique du grand marché et en maintenir les règles, comme si rien de substantiel ne devait l’affecter. A ceux qui ne l’auraient pas compris, Jean-Claude Juncker a d’ailleurs adressé une formidable leçon de choses en annonçant, dès le lendemain du vote britannique, la poursuite des négociations sur l’instauration du libre-échange avec le Canada.
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Les dirigeants de l’UE, ont énoncé mercredi à Bruxelles leurs lignes rouges vis à vis de Londres. | EPA / MAXPPP
De leur côté, les partisans du fédéralisme se réjouissent secrètement de la défection d’un Etat qui constituait une pièce rapportée de la construction européenne. Et s’imaginant sans doute que l’UE y gagnera en cohésion, ils font la promotion d’un projet éminemment progressiste consistant à pousser les feux de l’intégration au moment même où un peuple d’Europe vient de la rejeter. Ce projet repose, il est vrai, sur un mythe tenace qui refait surface à chaque crise comme un serpent de mer, et qui se présente comme la solution rêvée aux déraillements récurrents de la machinerie communautaire. Ce mythe tenace, on le sait, c’est la transformation progressive de l’UE en un véritable Etat fédéral, au nom d’une communauté de destin supposée entre les peuples du Vieux Continent.
Haro sur l’Etat-nation
Perspective radieuse sur le papier, mais au prix d’une sérieuse prise de distance avec le monde réel. Ignorant toute profondeur historique, ses partisans font comme si la fabrication d’une entité supranationale pouvait damer le pion à des nations millénaires. Biffant d’un trait de plume technocratique l’histoire et la géographie, ils voient dans l’Etat-nation, au mieux, la butte-témoin d’un âge révolu. Ils y discernent avec dédain une sorte de survivance archaïque promise à l’étiolement, voire un simple catalogue d’us et coutumes révocable à loisir sur injonction bruxelloise.
C’est pourquoi ils espèrent l’avoir à l’usure. Avec le rouleau compresseur de l’intégration, ils veulent le faire disparaître, cet Etat-nation qui sent le moisi. Pour prémunir le capital de ses foucades démocratiques, ils lui substituent patiemment, depuis trente ans, un artefact dont l’obéissance aux marchés est garantie sur facture. L’Etat-nation est déjà privé de sa monnaie ; sa politique budgétaire est corsetée par des règles absurdes ; on lui interdit toute politique industrielle ; il est assujetti à des directives soustraites à la délibération populaire, mais ce n’est pas suffisant ! Par de nouveaux transferts de souveraineté que l’on justifiera en agitant l’épouvantail du populisme ou en brandissant l’étendard de la modernité, le fédéralisme n’aura de cesse de le mettre complètement à poil.
Le lit de Procuste
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Peu importe que la réalité historique des Etats-nations, attestée par la permanence des référents symboliques qui définissent le génie national, passe par pertes et profits du grand projet unificateur. Les langues nationales seront remplacées par l’anglais, et la culture originale dont témoignent ces idiomes ancestraux sera bientôt diluée dans les prétendues valeurs communes d’une Europe adonnée au Veau d’or. Comme le lit de Procuste, l’euro-fédéralisme coupe tout ce qui dépasse ! Il rêve d’annihiler les différences nationales pour les fondre dans un magma insipide dont le résultat prévisible sera, au mieux, la condamnation des Européens à l’impuissance collective.
Voulue par les concepteurs de l’Union, cette impuissance n’est pas un raté du système, elle en est l’essence même. En flouant la souveraineté nationale, en déniant à l’Etat le pouvoir de mener sa politique, le fédéralisme anéantit la volonté populaire. Car si un Etat ne peut plus décider de sa politique, on ne voit pourquoi il faudrait demander au peuple d’en délibérer. Les euro-fédéralistes le savent mais ils n’en ont cure : tuer l’Etat-nation, c’est tuer la démocratie. La nation, en effet, est le cadre ordinaire dans lequel un peuple peut s’imposer les lois de son choix, en changer si bon lui semble, et élire les dirigeants à qui il confie le soin de les appliquer.
Par une supercherie dont l’UE est la caricature, les fédéralistes entendent substituer à des Etats-nations historiques dans lesquels les peuples se reconnaissant une supra-nation dont personne n’a la moindre idée. Dans cette construction idéologique, le projet chimérique de l’Etat fédéral européen sert de paravent à une démolition en règle des corps collectifs dont l’Etat-nation est la clé de voûte. Au nom d’un super-Etat imaginaire, on entend saper l’existence de ces formes d’organisation collective qui ont fait l’Europe moderne, malgré les attaques qu’elles subissent désormais de la part des commis du capital.

Le modèle américain
Que l’Europe politique ait eu pour promoteur Jean Monnet, homme d’affaires travaillant pour les Etats-Unis, rappelle que la construction européenne est un projet made in USA. Car elle avait et elle a toujours pour finalité essentielle l’assujettissement de l’Europe occidentale, formidable réservoir d’hommes et de marchés, à l’hégémonie américaine. Mieux encore, les fédéralistes européens prennent les USA comme modèle, comme si les deux continents avaient des histoires comparables. Ce faisant, ils s’aveuglent sur les vertus de cette comparaison. Car ils oublient que c’est le vide des grands espaces américains, purgés de leurs indigènes récalcitrants, qui donna aux Etats-Unis leur cohésion, leur permettant d’absorber les vagues d’immigration successives en provenance du Vieux Continent.
s’il y a une nation américaine, c’est parce qu’elle est dès l’origine la projection de l’Europe vers son propre occident et qu’elle s’est déployée depuis un centre, le Nord-Est des Pères fondateurs, vers une périphérie qui fut une terre de conquête. Ce qui a fait l’unité américaine, c’est cette vacuité de l’espace. Terre sans histoire (autre que l’histoire à venir), l’Amérique a offert la virginité de ses plaines fertiles au labeur acharné de ses pionniers. Il est plus aisé, pour une communauté humaine, de forger son unité dans une géographie sans histoire que dans une géographie qui en est pleine, dans un espace vierge que dans un lieu déjà saturé de sens. Moyennant la destruction cynique des sociétés indiennes, la nation américaine a saisi cette chance.
L’alibi fédéraliste
Entre les USA et l’Europe, comparaison n’est donc pas raison. Le terreau de la construction européenne est encombré d’histoire, tandis que celui de la nation américaine était déblayé avant usage. La mémoire européenne est pleine, celle de l’Amérique cherche désespérément à se remplir. L’Amérique a fait de l’un avec du vide, et elle s’est contentée de le remplacer. L’Europe veut faire de l’un avec un multiple saturé qui lui colle à la peau. L’Amérique s’est bâtie sur une géographie sans histoire (européenne), l’Europe entend bâtir son avenir, mais en composant avec son passé. C’est pourquoi l’idée européenne a bien un sens, mais ce n’est pas celui que veut lui imposer au forceps l’idéologie fédéraliste.
L’euro-fédéralisme, en réalité, n’est pas un projet, mais un alibi. C’est une machine de guerre visant au désarmement unilatéral des souverainetés populaires, une tentative obstinée d’évidement, sous des prétextes humanistes, de ce qui constitue le substrat de la démocratie moderne. Vêtu des oripeaux du pacifisme, de l’humanisme et du progressisme, sa logique infernale accoucherait immanquablement de leurs contraires. En ramenant au plus petit dénominateur commun des volontés populaires privées de leur cadre naturel, l’euro-fédéralisme, s’il parvenait à ses fins, porterait le germe des affrontements qu’il prétend empêcher. Rien de bon pour les peuples européens ne sortira jamais du lit de Procuste.
Bruno Guigue | 7 juillet 2016
* Faire un lit de Procuste, désigne la tentative de mettre tous les hommes dans le même moule, standardiser les opinions et les comportements. C’est uniformiser, quitte à déformer ou dégrader. C’est reconnaitre ne pas être capable de s’adapter aux cas particuliers.
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Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002 », et de centaines d’articles.
Source: http://arretsurinfo.ch/leuro-federalisme-ou-le-lit-de-procuste/

Os manipuladores da crise migratória Thierry Meyssan

 

Os manipuladores da crise migratória

As biografias dos três principais organizadores da crise migratória, e da resposta que lhe dá a União Europeia, atestam os seus laços com a administração norte-americana e a sua vontade prévia de abolir as fronteiras. Para eles, as migrações actuais não são um problema humanitário, mas a ocasião para pôr em prática as suas teorias.
 | DAMASCO (SÍRIA) | 2 DE MAIO DE 2016 

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- Peter Sutherland, representante especial do Secretário-Geral da ONU encarregue das migrações internacionais
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Peter Sutherland
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Antigo Comissário Europeu Irlandês para a Concorrência, depois Director-Geral da Organização Mundial do Comércio (1993-1995); antigo director da BP (1997-2009), presidente da Goldman Sachs International (1995-2015); antigo director do Grupo de Bilderberg, presidente da secção Europeia da Comissão Trilateral, e Vice-Presidente da Mesa Redonda Europeia dos Industriais.
Se o Sr. Sutherland nunca perde uma oportunidade para sublinhar o dever moral de vir em socorro dos refugiados —Católico tradicional, foi conselheiro da IESE Business School da Opus Dei e, desde 2006, consultor Administração do Património da Santa Sé –- ele é, sobretudo um Ideólogo das Migrações internacionais. Entrevistado, a 21 de junho de 2012, pela Comissão de Assuntos Internos da Câmara dos Lordes, ele declarava que todos devem ter a possibilidade de estudar e de trabalhar no país da sua escolha, o que é incompatível com todas as políticas de restrição das migrações; e que as migrações criam uma dinâmica crucial para o desenvolvimento económico, independentemente do que dizem os cidadãos dos países de acolhimento. Por conseguinte, concluía ele, a União Europeia deve minar a homogeneidade das suas nações [1].
- Gerald Knaus, director-fundador da European Security Initiative (ESI)
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Gerald Knaus
Sociólogo austríaco. Trabalhou de 1993-2004 na Bulgária, na Bósnia-Herzegovina e no Kosovo –-no final do mandato de Bernard Kouchner—, primeiro para ONGs, depois para a União Europeia. Ele prosseguiu as pesquisas, de 2005 a 2011, no Carr Center for Human Rights Policy, da universidade de Harvard, depois das quais publica Can Intervention Work?(«Pode o Intervencionismo Funcionar?»- ndT). Ele funda a ESI em 1999, na Bósnia-Herzegovina. O Instituto recebe a sua primeira subvenção do US Institute of Peace(Instituto da Paz dos EU), instituição irmã da NED, uma dependente do Pentágono. Depois, Knaus parte para Washington onde ele é recebido precisamente na National Endowment for Democracy (NED), depois na Carnegie Fondation, e no American Enterprise Institute. Além disso, ele é recebido por James O’Brien e James Dobbins no Departamento de Estado, e por Leon Fuerth na Casa Branca. Em breve, a ESI é financiada pelo German Marshall Fund, a Mott Fondation, o Open Society Institute ( de George Soros), a Rockefeller Brothers Fondation, e os governos holandês, irlandês, luxemburguês, norueguês, sueco e suíço.
Em 2004, ele publica um relatório assegurando que a imputação segundo a qual 200.000 Sérvios tinham sido expulsos do Kosovo é uma mentira da propaganda russa. Em 2005, ele lança a teoria segundo a qual o AKP turco é uma formação «calvinista islâmica» buscando criar uma forma de «democracia-muçulmana».
No seu livro, Can Intervention Work? —que publicou com Rory Stewart, antigo tutor dos Príncipes William e Harry, do Reino Unido, que ele havia conhecido no Kosovo, e que, sucessivamente, se tornou assistente de Paul Bremmer, em Meyssan, durante a ocupação do Iraque, depois o director do Carr Center for Humans Rights Policy—, ele congratula-se com as invasões norte-americanas e desenvolve uma nova concepção da Colonização. Segundo ele, o «Intervencionismo Humanitário» é legítimo, mas só pode ter êxito se levar em conta as realidades locais. Ele redige, assim, o elogio de Richard Holbrooke , a quem havia conhecido no Kosovo. O seu livro irá ser promovido por Samantha Power, que é, tal como ele, uma antiga colaboradora de Holbrooke, e havia criado e dirigido o Carr Center for Humans Rights Policy, onde ele foi pesquisador.
- Diederik Samsom, deputado nerlandês, Presidente do Partido do Trabalho
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Diederik Samsom
Físico nuclear, antigo director de campanha sobre o Clima e a Energia da Greenpeace. Eleito deputado (pela proporcionalidade) desde 2003, tornou-se presidente do seu Grupo parlamentar, depois presidente do seu partido. Falha, entretanto, na presidência do Parlamento e na função de Primeiro-ministro. Recusa, então, participar no governo de coligação que apoia, e permanece presidente do seu grupo na Assembleia.
Teria um Q.I. de 136, e ganhou duas vezes um concurso televisivo de testes de inteligência. Declara-se ateu militante, é não fumador e vegetariano estrito. Ele foi convidado junto com o Primeiro-ministro, Mark Rutte, em junho de 2014, para a reunião do Grupo de Bilderberg, onde puderam debater com Peter Sutherland —mas não com Rory Stewart, que só fora convidado para a reunião de 2012—.
Segundo os observadores políticos holandeses, ele é a principal vítima do referendo de apoio ao Acordo Europeu com a Ucrânia. Ele tinha-se, pessoalmente, comprometido neste tema e contra a Rússia. A sua derrota traduz-se de acordo com as sondagens num recuo, de metade a três quartos, na influência do seu partido.
Tradução
Alva
[1] “EU should ’undermine national homogeneity’ says UN migration chief” («A U.E. deveria minar a homogeneidade nacional diz o Chefe das migrações nas Nações Unidas»- ndT), Brian Wheeler, BBC, June 21st, 2012.
John Riddell

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