A Internet (em quase todo o seu território) como Reino da Imbecilidade

É com frequência que se encontram argumentos estranhos na internet concebidos por gente que se julga melhor do que é. É o que dá poder escrever. Como escreveu Umberto Eco, desde que há internet qualquer imbecil convencido, e neste caso convencido por ter lido qualquer coisa de Karl Popper, passou a ter o direito a publicar.

Eis um exemplo, de um senhor dito Delta: 

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  21:28

“Freud dizia que os problemas psicológicos das pessoas derivavam de traumas sexuais em tenra idade. Se o paciente concordasse, Freud tinha razão. Se discordasse, Freud afirmava que o inconsciente reprimia de tal forma o trauma que a pessoa não o reconhecia, motivo pelo qual o trauma era especialmente forte. Isto é, se discordasse, Freud tinha razão. Acha estúpido o que Freud fazia? Pois olhe que está a fazer o mesmo”.

 

O argumento do Delta com outros personagens: Galileu dizia que Belarmino errava porque padecia de uma perspectiva geocêntrica: se Belarmino concordasse, Galieu tinha razão; se discordasse, Galileu respondia-lhe que era incapaz de sair da sua perspectiva geocêntrica e, portanto, Galileu tinha razão. É o que acontece quando o diagnóstico não é feito pelo paciente. Acha estúpido o que Galileu fazia? Olhe que, se for assim, Belarmino tem razão.

Jean Bricmont : comité de censure et logique totalitariste derrière la lutte contre les «fake news»

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Par Jean Bricmont, RT — 10 février 2017 Censure Décryptage Désinformation France Liberté d’expression Propagande

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Il n’y a pas d’autre solution que de pousser à plus de débats ouverts pour mieux lutter contre les «fake news» sinon, poussés par la censure, les gens auront encore moins confiance dans les médias mainstream, estime l’essayiste Jean Bricmont.
RT : Quelles sont vos préoccupations quant aux médias qui se chargent de détecter des «fake news» et qui eux-mêmes produisent des fausses informations ?
Jean Bricmont (J. B.) : En effet, les médias mainstream diffusent eux aussi des «fake news», du moins c’est mon opinion. On pourrait parler des armes de destruction massive pour lancer la guerre en Irak en 2003. Mais c’est déjà bien connu. On peut prendre l’exemple de l’attaque à l’arme chimique de l’armée syrienne en août 2013. Il y a eu des rapports très sérieux du MIT démontrant que ce ne pouvait pas être le gouvernement syrien qui l’avait utilisée. Il y a eu aussi le supposé génocide à Alep-Est où aucun des journalistes n’était sur place et dont on ne trouve aucune trace. Où sont les preuves ? Il n’y a que des allégations et des accusations. En ce qui concerne l’Ukraine, qui a violé l’accord de Minsk ? Le gouvernement ukrainien ou les autoproclamés rebelles ? Si le Kosovo a eu le droit de faire sécession avec la Serbie, pourquoi la Crimée ne pouvait-elle pas le faire avec l’Ukraine ? Ce sont des questions que les gens se posent et pour avoir des réponses, ils se tournent vers des médias alternatifs. Parfois vers d’excellents sites, parfois vers de très mauvais. Ils lisent parfois des «fake news». Ils le font parce qu’ils sont en colère contre les médias mainstream, ils ont l’impression que ces médias ne leur disent pas la vérité.
RT : Cela peut-il influencer l’opinion publique ?
J. B. : Je pense que c’est un coup d’épée dans l’eau. Les gens font de moins en moins confiance à leurs médias. C’est ce qui explique le succès de RT. C’est un peu comme ce qui est arrivé avant la chute du mur de Berlin et de celle du rideau de fer. Avant cela, les citoyens écoutaient Radio free Europe, une radio américaine qui diffusait en réalité beaucoup de propagande américaine mais que les gens l’écoutaient car ils ne croyaient plus en leurs médias. Qu’ont fait les autorités soviétiques et de l’Europe de l’Est ? Ils ont essayé de limiter ou d’interdire cette radio, d’empêcher leurs citoyens de l’écouter. Quel a été le résultat ? Cela s’est retourné contre eux. Cela a donné d’autant plus de crédibilité à ce média. Les populations ont continué à l’écouter comme une alternative à leurs propres médias d’Etat. Aujourd’hui, les citoyens ont perdu foi dans les médias occidentaux. Comment répondent ces derniers ? En faisant des listes de sites à bannir ou à éviter, comme l’Eglise catholique l’a fait avec les livres. Cela va pousser les gens à aller sur ces sites. Certains sont très bien et d’autres pas du tout. Mais cela va attirer des lecteurs sur l’ensemble de ces sites décriés. Cela va finir par se retourner contre eux. Ce phénomène ne sera pas forcément immédiat mais à long terme, cela me semble inévitable.
RT : Comment peut-on lutter contre les «fake news» ?
J. B. : Pour tout vous dire, je ne sais pas. Je pense que la seule alternative aux «fake news» reste d’avoir des informations honnêtes et des médias honnêtes. Edward Snowden l’a dit lui-même. Mais les médias occidentaux, en supportant tant d’interventions en Libye, en Syrie ou en Ukraine, se sont enfermés eux-mêmes dans des scénarios. A présent, les Etats-Unis vont peut-être changer de politique ou de stratégie et cela les fait paniquer. On peut voir en France des candidats comme François Fillon, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, qui s’interrogent sur la pertinence de l’OTAN. Il y a donc une certaine panique qui s’installe dans les médias français. Ce qui explique peut-être pourquoi ils encouragent cette ligne mainstream qu’incarne Emmanuel Macron. Tout est mis en place pour le mettre en avant. Je n’ai jamais vu de manipulation pareille de toute ma vie venant du côté occidental. Même pas pendant la Seconde Guerre mondiale. Je suis atterré.
RT : Facebook et Google ont tous les deux été accusés de promouvoir des sujets particuliers en dépit d’autres. Est-ce correct qu’ils décident désormais ce que sont les «fake news» ou pas ?
J. B. : Non. Il n’y a jamais qu’une seule réponse à tout cela, c’est le débat ouvert et libre. Il ne peut pas y avoir d’alternative car il reviendra toujours la question de «qui va décider ?». Ce sera forcément une sorte de comité de la censure. Qui pourra alors nous dire quand ces derniers raconteront de fausses histoires ? Puisqu’ils auront le pouvoir de supprimer les vues sur les autres sources et de les censurer, quand ils partageront des «fake news» comme ils l’ont fait par le passé, personne ne pourra les contredire ou même les critiquer. La logique derrière cela est totalitariste. Je ne pense pas que cela ira jusque là, mais cette logique est bien présente dans leurs outils de lutte contre les «fake news». Ils n’iront pas jusque là, car il y aura toujours en France et ailleurs des journaux locaux qui ne seront pas d’accord avec eux et donneront des points de vue alternatifs. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas d’autre solution à mon sens que de pousser à plus de débats ouverts. Dans ce genre de discussions, on n’a pas d’autres choix à terme que de ne dire que la vérité.

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RT: 10 févr. 2017
Jean Bricmont est docteur en sciences et essayiste belge. Professeur à l’Université catholique de Louvain, il est auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages dont La république des censeurs, Impostures intellectuelles (avec Alan Sokal).
Lire aussi : Entre bonnes intentions et effets pervers, le Décodex du Monde vu par le journaliste Guy Mettan
Source: https://francais.rt.com/opinions/33802-jean-bricmont-comite-censure-totalitariste-lutte-fake-news

A Época da Pós-Verdade ou O Óbito da Verdade

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Na verdade, a única diferença, se a há, é usar de maneira manupuladora e cínica a falsidade, invertendo os valores: o verdadeiro passa, para os governos e para os media dominantes, a ser o falso, na perspectiva deles, e o falso converte-se em verdade indiscutível, uma vez etiquetado de falso tudo o que lhes não convém. A época da pós-verdade é, em suma, a época na qual os grandes poderes decidem o que deve ser, e não deve ser, dito à população. É uma forma de censura, barroca, ou pós-moderna, mas tão antiga como a sofística da Antiguidade.

É fácil, portanto, encontrar exemplos da pós-verdade, que, ao contrário do que diz o Oxford Dictionary, não consiste apenas em substituir os factos pelas emoções (melhor, sentimentos) mas sobretudo na capacidade dos que têm a palavra de convencer que a verdadeira verdade é falsa e que a sua é que é a verdadeira, distorcendo ou ocultado os factos, aproveitando-se do cinismo generalizado que desconfia mais da honestidade do que dos próprios cínicos, dado que ficam todos em família, postulando  não haver verdade, postulado que, enquanto enunciado, é  igualmente falso, recorrendo também ao provérbio antiquíssimo segundo o qual a mentira para ser eficaz tem de trazer à mistura um pouco de verdade. Mas ilustremos a pós-verdade com uma banda-desenhada, que a representa literalmente e muito bem:

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Reproduzo aqui um excelente comentário a esta palavra da novo-língua:

Manuel Augusto Araujo
Praça do Bocage

O Óbito da Verdade

“Os Oxford Dictionaries, um canone dos dicionários, elege todos os anos uma palavra da língua inglesa. A de 2016 é “pós-verdade”. Definiram-na como o “que se relaciona ou denota circunstâncias nas quais factos objetivos têm menos influência em moldar a opinião pública do que apelos à emoção e a crenças pessoais”.

Explicam os doutores de Oxford que “pós-verdade deixou de ser um termo periférico para se tornar central no comentário político (…) tornou-se uma das palavras definidoras dos nossos tempos.”

A verdade deixou de interessar, é um acessório no debate político. Quando Colin Powell vai às Nações Unidas, com mapas falsificados localizando fábricas de armas de destruição maciça no Iraque que não existiam, não mentia descaradamente, estava a desdobrar uma pós-verdade utilizada para justificar a invasão. Bush, Blair, Aznar e Durão Barroso na cimeira dos Açores não mentiram, estavam a fazer um exercício de pós-verdade.

As grandes plataformas de difusão da pós-verdade são as redes sociais bem sustentadas por uma comunicação social estipendiada ao serviço do imperialismo para justificar as suas acções agressivas. O que já está na forja é instituir censura nas redes sociais limitando a acção de quem, sem acesso aos media, denuncia as pós-verdades. Um exemplo recente: Kerry em entrevista ao New York Times diz, preto no branco, que os EUA sustentaram com armas e bagagens o Estado Islâmico. O NYT fez o seu trabalho editorial de desinformação. Expurgou essa passagem, deixou-a pairar nas entrelinhas. Construiram uma pós-verdade, desmentida pela gravação na integra da entrevista. Quem fizer circular essa gravação poderá agora ficar sujeito à censura. Com a vulgarização da pós-verdade tudo se torna possível, mesmo que se verifique que as afirmações feitas sejam mentira. Nada de inesperado se houver memória que teóricos da pós-modernidade defendem a tese que “a ideia moderna da racionalidade global da vida social e pessoal acabou por se desintegrar em mini-racionalidades ao serviço de uma global inabarcável e incontrolável irracionalidade”.

Os tempos em que Lenine proclamava que só a verdade é revolucionária, são sepultados pela pós-verdade, um triunfo da ideologia de dominante de direita que contamina boa parte da esquerda”.

( publicado no Jornal a Voz do Operário, Fevereiro 2017 http://www.avozdooperario.pt/images/Jornal/Fevereiro2017/VO3041_web.pdf)

“Demand Protest” – Organização de Protestos a Pedido! Ou o Negócio das Revoltas e Revoluções Coloridas.

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Inacreditável! Contra-informação? Piada? Verdade? Por isso, aqui vai o texto e a imagem da página de rosto:

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“WE ASSEMBLE MOVEMENTS

From grassroots organizations to advocacy groups, we seed the narratives and gather the audience you desire. When your strategy demands paid protest, we organize and bring it to life.

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UNASSAILABLE AUTHENTICITY
We are strategists mobilizing millennials across the globe with seeded audiences and desirable messages. With absolute discretion a top priority, our operatives create convincing scenes that become the building blocks of massive movements. When you need the appearance of outrage, we are able to deliver it at scale while keeping your reputation intact.
DEMONSTRATIONS

We develop, recruit, manage, and execute on your high-level objectives. Our trained operatives can lead entire crowds or simply steer events in your favor.
MOVEMENTS

We have the proven expertise required to expertly shape political, corporate, or public health perceptions.
INTELLIGENCE

Our operatives can embrace and steer existing organizations, providing you valuable insights about those involved and their future actions.
TRAINING

Our strategists can train your organization in our methods of creating effective demonstrations and design the situations that will deliver your goals”.

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A Invasão dos Tolos Com a Arma da Internet – Umberto Eco

“As redes sociais deram o direito de falar a uma legião de idiotas que antes apenas falava numa tasca de aldeia e depois de uns copos de vinho, sem prejudicar a comunidade. A televisão já tinha colocado o idiota de aldeia num patamar onde ele se sentia superior. O drama da Internet é que promoveu esse idiota a portador da verdade. Normalmente, os imbecis eram imediatamente silenciados mas agora eles têm o mesmo direito à palavra que um Prémio Nobel. É a invasão dos tolos“.
Umberto Eco