Somos Todos Americanos (Menos Donald Trump) – Sobre um novo Livro de Regis Debray – por Bernard GENSANE (em francês)

 

Régis Debray. “Civilisation. Comment nous sommes devenus américains”

Bernard GENSANE

Un livre érudit, avec de délicieuses pointes d’humour, qui poursuit une réflexion de Simone Weill de 1943 selon laquelle une américanisation de l’Europe ferait perdre son passé à l’humanité, et une interrogation de Paul Valéry, de 1939 : « Je me demande si l’Europe ne finira pas par une démence ou un ramollissement ».

On aurait pu attendre des guillemets à « américains » dans le sous-titre car, Debray le sait mieux que personne, les Chiliens ou les Cubains sont aussi des Américains. On se fiche que la partie soit prise pour le tout comme dans Make America great again.

Mais ne boudons pas notre plaisir devant cette brillante démonstration selon laquelle si une « culture construit des lieux », une civilisation « construit des routes » avec un gros bâton (celui de la big stick policy), une flotte, des armées, aujourd’hui des drones.

Depuis qu’il a raflé le Texas, l’empire américain n’a gagné en surface que quelques centaines de milliers de kilomètres carrés. Alaska y compris. Mais les 2 000 implantations militaires sur les cinq continents ne seraient rien sans les 35 000 McDo. Et vice versa.

Au milieu des années soixante, j’habitais Montdidier, petite sous-préfecture balzacienne de la Somme. Á l’époque, une ville de 5 000 habitants comptait encore bon nombre de magasins de toutes sortes. Le magasin d’habits, qui ne désemplissait jamais, avait pour enseigne “Aux surplus américains” Nous étions heureux de nous fournir pour pas cher dans une échoppe qui proclamait sans vergogne qu’elle nous vendait des rebuts, les franchisés profitant de notre naïveté pour nous refiler du trop-plein. La civilisation zunienne avait gagné chez Balzac : on ne savait pas d’où venaient ces frusques, dans quelles conditions elles avaient été stockées, ce qu’elles avaient coûté aux producteurs. Ces vêtements n’étaient même pas toujours ricains. C’était notre deuxième peau. Au XVIe siècle, le paysan d’Amboise, voisin de Léonard de Vinci, ne parlait pas un mot d’italien. Aujourd’hui, il écoute Beyoncé dans son tracteur climatisé.

Quand, demande Debray, l’Europe a-t-elle cessé de « faire civilisation » ? En 1919, au Congrès de Versailles. Les États-Unis n’ont pas alors pleinement conscience qu’ils vont devenir la première puissance mondiale. Mais le président exige que le traité soit également rédigé en anglais. Jusqu’alors, observe Debray, il y avait à l’ouest une civilisation européenne avec sa variante américaine. Dans les cinquante années suivantes, on aurait une civilisation américaine avec des variables d’ajustement européennes. Dans tous les domaines. Je n’entre pas dans les détails, mais même dans la natation, les catégories d’âge de nageurs qui dataient d’un siècle (poussins, minimes, cadets etc.) se sont alignées cette année sur les catégories zuniennes.

Plus graves que nos bassins chlorés, la République française, l’État français, les pouvoirs publics ont plié le cou devant les méthodes uniennes. En 2008, sous Sarkozy, nos ministères furent inspectés, mieux : évalués, par une entreprise privée zunienne. Comme si le corps des inspecteurs des Finances n’existait plus. L’État français fut dès lors appréhendé dans son fonctionnement à l’aune des méthodes du privé d’outre-Atlantique. Les hôpitaux (les universités, les commissariats de police etc.) furent mis en concurrence, les partis politiques devinrent des familles et cessèrent d’élaborer des programmes en se contentant de projets, on nous obligea à aimer le modèle des primaries et les candidats à la présidentielle nous proposèrent des offres.

Á Sciences-Po, « réformée » par un chairman of the board plus ricain que ricin qui mourut dans des circonstances hollywoodiennes jamais élucidées, 60% des cours sont dispensés en anglais. Et, précise Debray, le cours sur les politiques culturelles en France est dénommé « Cultural Policy and Management ».

Á bas les anciennes catégories marxisantes (bourgeoisie, classe, capitalisme) ! Ne dites plus « prolétaires » mais « milieux défavorisées » (d’ailleurs les prolétaires ne savent plus qu’ils sont prolétaires, c’est du moins ce que pensent les bobos) ; de votre langage, « bannissez » (sic) « clochards », « SDF » étant beaucoup plus indolore. Ne dites plus « santé gratuite pour tous » mais care, « avion présidentiel » mais « Sarko One ». Et, surtout, représentez-vous Bri-Bri d’amour en termes de First Lady. Envoyez vos enfants, en bons Ricains, délirer chez les voisins avec des masques d’Halloween alors que cette fête appartient au paganisme celte. Martelez comme il convient que l’équipe de France de foot est black-blanc-beur. Forcément, puisque la quête de l’égalité a été remplacée par le mirage de la diversité et que le sociétal a étouffé le social.

La thèse fondamentale de cet essai est que l’Amérique c’est de l’espace tandis que l’Europe c’est du temps. Aux États-Unis, on part sur la Route 66 en bon Easy Rider. On conquiert un territoire – au besoin avec un colt – alors qu’en Europe on labourait un terroir (on guerroyait un peu aussi, quand même). Mais tout a changé. Il n’y a plus chez nous que des « espaces » (salle d’attente, dégustation de vin, voies piétonnières, open spaces un peu partout, surtout quand ils sont agrémentés par des open bars). Je ne te demande pas qui tu es mais où tu es grâce à ma géolocalisation à un mètre cinquante près. Dans les espaces, explique Régis Debray, pas de peuple, mais une « population », c’est-à-dire une projection préfectorale ou municipale. Un peuple, c’est autre chose : une langue, des habitus, un passé, une gastronomie, du et des liens.

Á des populations hors-temps, on peut faire gober tout ce qu’on veut. Par exemple, que les États-Unis sont la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne alors que les Français de 1945 pensaient que c’était l’Union Soviétique. D’ailleurs si Poutine assista au 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, le Young Leader Hollande ne lui rendit pas la pareille à Moscou. On peut même faire croire à tous les publics, à toutes les populations de la Terre, que Rambo a gagné la guerre.

Lors du vote du Traité de Maastricht, on nous a seriné que nos enfants voyageraient, séjourneraient dans le continent et apprendraient quantités de langue européennes. Le russe et l’allemand sont cinq fois moins enseignés qu’il y a cinquante ans. Arte n’a aucune émission de débats entre intellectuels franco-allemands mais consacre dix minutes à un malaise de Mrs Clinton. Les fonctionnaires de Bruxelles communiquent dans la langue d’un pays qui ne fait plus partie de l’Union européenne. Des anciens pays de l’Europe de l’Est se sont dépêchés d’admettre sur leur sol des centres secrets de torture de la CIA. Il faut désormais endurer un président pour qui « Belgium » est une ville et qui pense avoir envoyé 59 missiles vers l’Irak alors que c’était vers la Syrie. Ça tombe où ça peut, où ça doit. L’important, c’est que ça « frappe » (plus de bombardements, des frappes), que ça terrorise, quel que soit le degré d’improvisation.

Debray nous rappelle qu’en affaires l’empire est féroce, voyou. BNP a accepté de payer une amende bidon, une rançon de 8,9 milliards de dollars (vous me direz : elle les avait) sans que nos gouvernants s’émeuvent, sans que notre médiacratie s’étonne. Quant à imaginer une réciprocité… Debray cite Pierre Lellouche, homme politique bien à droite, pas vraiment hostile à l’aigle impérial : « Un obscur accord fiscal franco-américain transformera notre ministère des Finances en supplétif de l’International revenue Service. Cet accord ne fait que traduire dans le droit français une loi américaine obligeant nos institutions financières à déclarer au fisc américain tous les comptes détenus par des citoyens ou entités amléricains en France dès lors que leur solde est supérieur à 50 000 dollars. Mais sans réciprocité : ce que le fisc français donnera à l’IRS, le Trésor américain ne le fera pas dans l’autre sens parce que la loi américaine ne le permet pas. »

Une des dernières réflexions de l’auteur porte sur la notion de laïcité que nous, tous seuls avec nos petites mains, avons réussi à américaniser. Je vous laisse découvrir comment.

Les moins jeunes d’entre nous s’en souviennent. Le Défi américain, publié en octobre 1967, fut l’un des plus énormes succès de librairie en France. Certes, il bénéficia du battage hebdomadaire de L’Express, beaucoup plus prescripteur qu’aujourd’hui. Son éditeur avait prévu un tirage de 15 000 exemplaires. Il s’en vendit 2 millions en France et 10 millions dans le monde.

Bernard Gensane

Paris : Gallimard, 2017.

Trump: Laicidade e Terrorismo no Mundo Islâmico

 

Um vento de laicismo sopra sobre o mundo muçulmano

O discurso de Donald Trump em Riade suscitou uma vaga de tomadas de posição contra o terrorismo e contra o islão político. O mundo árabe expressa a sua sede de laicidade no exacto momento em que esta é deformada na Europa e utilizada contra as religiões. Face a este sopro de liberdade, os Britânicos organizam o campo do islão político à volta do Catar, do Irão, da Turquia e dos Irmãos Muçulmanos.

 | DAMASCO (SÍRIA) | 13 DE JUNHO DE 2017 

-

JPEG - 26.7 kb
Sayyid Qutb (1906-1966), o pensador do islamismo político

Durante a colonização, e toda a Guerra Fria, as potências imperialistas utilizaram as religiões para abafar qualquer contestação ao seu domínio. Assim, a França, que adoptou em 1905 uma importante lei sobre o laicismo das sua instituições, decidiu de imediato não a aplicar nos territórios colonizados.

Sabe-se, hoje em dia, que as “Primaveras Árabes” eram uma iniciativa britânica destinada a colocar os Irmãos Muçulmanos no Poder e, assim, fortalecer a dominação anglo-saxónica sobre o «Médio-Oriente Alargado».

Desde há 16 anos, os Ocidentais acusam precisamente os muçulmanos de não limpar os seus países e tolerar aí os terroristas. No entanto, é agora evidente que estes terroristas são apoiados por esses mesmos Ocidentais com o fim de escravizar os muçulmanos por meio do «islão político». Londres, Washington e Paris só se inquietam com o terrorismo quando ele transborda para lá do «Médio-Oriente Alargado», e eles jamais criticam o «islão político», pelo menos no que toca aos sunitas.

Ao pronunciar o seu discurso em Riade, a 21 de Maio de 2017, o Presidente Trump significava pôr um termo ao terrorismo que consome a região e se estende agora ao Ocidente. As palavras que ele pronunciou tiveram o efeito de um electrochoque. A sua alocução foi interpretada como uma autorização para acabar com este sistema.

Aquilo que pareceu impensável durante os últimos séculos, de repente, cristalizou-se. Aceitando cessar todo e qualquer contacto com os Irmãos Muçulmanos, a Arábia Saudita atirou-se aqueles que prosseguem a colaboração com os Britânicos, e particularmente contra o Catar. Riade deu o sinal de uma tormenta que carrega com ela muitas frustrações. Por espírito de vingança beduíno, as relações diplomáticas foram interrompidas, e um bloqueio económico foi montado contra a população catariana; enquanto nos Emirados foi instituída uma sentença de 15 anos de prisão para todo aquele que mostre a mínima compaixão para com o povo do Catar, enxovalhado.

Um gigantesco deslocamento de forças e de alianças começou. Se esta tendência se mantiver, a região irá organizar-se em torno de uma nova clivagem. A questão da luta contra o imperialismo vai apagar-se para dar lugar à da luta contra o clericalismo.

Os Europeus viveram esta clivagem durante quatrocentos anos, do século XVI ao século XIX, mas não os Norte-Americanos porque o seu país foi fundado pela seita dos Puritanos que fugiam a esta clivagem. A luta contra o cristianismo político foi, antes de mais, um combate contra a pretensão do clero da Igreja Católica de dirigir os seus fiéis até mesmo dentro do quarto de dormir. Ela só terminou quando Paulo VI, o qual largou a tiara papal. Esta tríplice coroa era suposta simbolizar que o Papa estava acima de reis e de imperadores.

Tal como o Cristianismo original que não tinha sacerdotes (estes só apareceram no IIIº século), o Islão original e o Sunismo actual também não. Apenas o Xiismo se estruturou como o Catolicismo e a ortodoxia. De facto, hoje em dia o islão político é incarnado pelos Irmãos Muçulmanos e pelo governo do Xeque Rohani (o título de xeque indica que o Presidente Rohani é membro do clero xiita).

Actualmente uma aliança clerical está em vias de formação com a ajuda do Reino Unido. Poderia ser um bloco incluindo o Irão, o Catar, a Turquia, Idlib no Noroeste da Síria, e Gaza. Este conjunto iria tornar-se o protector dos Irmãos Muçulmanos e, por conseguinte, o defensor da utilização do terrorismo.

Em duas semanas a imprensa árabe, que até aqui considerava favoravelmente os Irmãos Muçulmanos como uma poderosa organização secreta e o jiadismo como uma motivação legítima, de repente virou. Por todo o lado, todos apresentam a sua denúncia contra a pretensão dos Irmãos Muçulmanos a reger a vida das pessoas, e a loucura cruel do jiadismo.

Esta maré de comentários, os séculos de frustrações que elas exprimem, a sua violência, tornam qualquer regresso atrás impossível; o que não significa que a aliança Irão-Catar-Turquia-Hamas chegue até ao fim do percurso. Esta vaga revolucionária ocorre em pleno mês do Ramadão. As reuniões entre amigos, e família, que deveriam ser celebrações consensuais transformam-se, por vezes, em contestação daquilo parecia ser até aí as bases do Islão.

No caso de a clivagem a favor ou contra o clericalismo prosseguir, iremos assistir a uma recomposição geral da paisagem política. Por exemplo, os Guardas da Revolução, que se formaram para lutar contra o imperialismo anglo-saxónico, acumularam ressentimento contra o clero iraniano.

Muitos lembram-se que durante a guerra imposta pelo Iraque, os mulás e aiatolas se desenrascavam para esconder os seus filhos enquanto os Guardiões morriam no campo de batalha. Mas, enfraquecidos durante o primeiro mandato de Rohani, é pouco provável que eles ousem levantar-se contra o poder civil-religioso. Pelo contrário o Hezbolla libanês é dirigido por Sayyed Hassan Nasrallah (aqui o título de Sayyed indica que ele é descendente directo do profeta Maomé), uma personalidade que promove a separação entre a esfera pública e a esfera privada. Muito embora desempenhando uma função religiosa e uma outra política, ele sempre se opôs a misturar as duas, aceitando sempre o princípio platónico de Velayat-e Faqih (quer dizer do governo por um sábio). É, portanto, pouco provável que o Hezbolla vá seguir o governo Rohani.

Enquanto isso, toda a região se agita : na Líbia, os Irmãos Muçulmanos deixaram Trípoli deixando uma milícia libertar(liberar-br) Saif al-Islam Kadhafi e o General Haftar alargar a sua influência. No Egipto, o General-Presidente al-Sissi encomendou aos seus homólogos do Golfo uma lista de terroristas. Na Palestina, a direcção política do Hamas refugiou-se no Irão. Na Síria, os jiadistas pararam de combater contra a República e aguardam ordens. No Iraque, o exército redobra os esforços contra os Irmãos Muçulmanos e a Ordem dos Naqchbandis. Na Arábia Saudita, a Liga Islâmica Mundial excluiu do seu Conselho de administração o pregador vedeta dos Irmãos e o propagandista das Primaveras Árabes, o Xeque Qaradawi. Enquanto a Turquia e o Paquistão iniciaram o envio de dezenas de milhar de soldados em direcção ao Catar; o qual já só consegue alimentar-se com a ajuda do Irão.

Um nova era parece levantar-se sobre a região.

Tradução
Alva

Oliver Stone, Sócrates e Putin – por John Wight e RT

 

Stone’s ‘Putin Interviews’ offend a US establishment drunk on its own exceptionalism

John Wight

 

John Wight has written for newspapers and websites across the world, including the Independent, Morning Star, Huffington Post, Counterpunch, London Progressive Journal, and Foreign Policy Journal. He is also a regular commentator on RT and BBC Radio. John is currently working on a book exploring the role of the West in the Arab Spring. You can follow him on Twitter @JohnWight1

Indeed, surely such an insight is absolutely necessary, what with Russia being the biggest country in Europe, a major nuclear power, and with the deepening tensions arising from Russia’s geostrategic differences and rivalry with Washington in recent years.

Yet for the Western liberal commentariat, condemnation rather than understanding is the order of the day, evidenced in the barrage of criticism with which Stone’s documentary series on the Russian leader has been received in the Western mainstream.

The interview the filmmaker did with liberal US talk show host Stephen Colbert on his project is a prime example.

 

 

Colbert’s line of questioning amounted to a regurgitation of the very caricature that Stone had set out to move beyond in over 20 hours of interviews on an abundance of topics with Putin – his upbringing, family history, career, thoughts on leadership, the challenges Russia faced during the dark days of the 1990s, his relations with various US presidents, NATO, and so on.

Yet for the likes of Mr. Colbert it’s much easier to go with the official narrative, contained in his first question of the interview: “What do you say to people who say that yours [Oliver Stone’s] is a fawning interview of a brutal dictator?” Not only the question, but also the casual and insouciant way in which it was delivered, confirmed the dumbing-down of news information, analysis and commentary that has been underway in the United States over decades.

The result is a culture so intellectually shallow it is frightening to behold, one in which ignorance is celebrated rather than scorned, in which national exceptionalism and arrogance is exalted rather than rejected. And woe betide anyone, such as Oliver Stone, who dares try to penetrate this fog of ignorance and sense of exceptionalism that has so corroded US cultural values.

Listening to Colbert’s studio audience laugh at Stone in response to his statement that Putin had been unfairly treated and abused by the US media, I was minded of the treatment meted out to the ancient Greek philosopher Socrates. Such a comparison is not as outlandish as some may think on first impressions.

Think about it: for daring to question the prevailing orthodoxy, received truths, and dominant ideas the philosopher was lampooned, ridiculed and ultimately condemned to death by the powers that be in Athens, considered at the time to be the home of democracy and liberty, just as Washington is – or to be more accurate claims that it is – in our time.

Interestingly, the clamor to condemn Socrates took place when tensions between Athens and its Greek city-state rival and adversary, Sparta, were still high just a few years after the end of the Peloponnesian War (431-404 BC).

As everybody knows, in times of war – whether cold or hot – a nation’s tolerance for dissent, for daring to swim against the cultural tide, evaporates, even though it is precisely at such times when dissent is most necessary. After all, in the case of the rising tensions that we have witnessed between Russia and the US recently, it is not people like Stephen Colbert who will be sent into combat should those tensions spill over into direct military conflict.

With this in mind, perhaps it would have been more to the talk show host’s benefit to have listened carefully to a man, in Oliver Stone, who has experienced combat, and who does have first-hand experience of a devastating war unleashed in the cause of the very national exceptionalism previously described.

As a filmmaker, Oliver Stone’s body of work, reaching all the way back to the 1980s, is a testament to his integrity both as an artist and as a human being. From ‘Salvador’ in 1986, an unflinching expose of covert US support for right-wing death squads in El Salvador, all the way up to his latest movie ‘Snowden’ in 2016, which tells the story of US intelligence whistleblower Edward Snowden, this is a filmmaker with a fierce passion for truth. As such, it is a fair bet that in generations to come his works will still command respect and serious analysis. Could we say the same about Stephen Colbert’s body of work?

To ask the question is to answer it.

Carthago delenda est’ – Carthage must be destroyed. These words of Cato the Elder, which the Roman statesman and orator is said to have repeated at the conclusion of every one of his speeches, is the sentiment behind the campaign of demonization against Vladimir Putin that is a feature of Western cultural life.

It has become so pervasive and obsessive you would think that it was the Russian leader who had the destruction of entire countries on his record and conscience – i.e. Afghanistan, Yugoslavia, Iraq and Libya – and that it was his foreign policy that had killed more people and sown more chaos than at any time since World War II.

Oliver Stone is to be commended for trying to wake America up to the damage it does and has done around the world over many decades. Those who would attack and laugh at him for doing so merely confirm the degeneration of a culture built on foundations not of wisdom, but of crass ignorance”.

The statements, views and opinions expressed in this column are solely those of the author and do not necessarily represent those of RT.

Vladimir Putin e Hegel

Ninguém é perfeito: muito menos os grandes homens. Ninguém é mais complexo do que os grandes personagens da História – e Putin vai ficar na História como um dos maiores políticos do século XXI, ao ter, com a sua grande inteligência, força de vontade, coragem e capacidade de liderança, reerguido a Rússia do estado deplorável com que foi deixada por Gorbachev e por Ieltsin. A grandeza de um gigante mede-se pelo ódio que os seus adversários lhe têm. Hegel escreveu: “Ninguém é um herói para o seu criado de quarto, não porque ele não seja um herói mas porque um criado de quarto é um criado de quarto” (Lições sobre a Filosofia da História, ed. do Jubileu).

Somos Todos Americanos ou o Tempo Substituído pelo Espaço Homogéneo

O polémico Regis Debray

 

É verdade, vamos ser cada vez mais turistas no nosso próprio país. Bom ou não? Sem raízes na terra, vamos e ficamos aonde o capital nos deixa e vamos para onde à sua procura ele nos leva. Por outro lado, como afirma Regis Debray, a nossa medida vai ser cada vez mais o espaço e cada vez menos o tempo. O tempo tem um nome: Europa. O espaço homogéneo tem um nome: América. O mundo está a ser engolido pela América.

E vamos sê-lo cada vez mais

(Motivado pela leitura de um artigo de O Público.)

As ligações de Trump com o passado e a ressurreição da esquerda – James Petras

maxresdefault
“Um dos aspectos mais significativos do momento actual é a evidência da agudização de fracturas internas nas principais potências imperialistas, nomeadamente nos EUA e na UE. Num quadro em que emergem novos perigos, emergem e tomam a iniciativa também forças sãs, populares e democráticas. A classe dominante gerou um mundo desumano e insuportável, cujos principais dirigentes são figuras repelentes. A luta de classes intensifica-se.

Introdução
O presidente Trump está profundamente entranhado na estrutura do estado profundo do imperialismo americano. Apesar de ocasionais referências à não intervenção em guerras além-mar, Trump tem seguido as pegadas dos seus antecessores.
Enquanto neoconservadores e liberais têm levantado um alarido acerca dos laços de Trump com a Rússia, as suas “heresias” relativamente à NATO e as suas aberturas para a paz no Médio Oriente, ele tem na prática descartado o seu imperialismo “humanitário de mercado” e tem-se empenhado nas mesmas políticas belicosas da sua rival presidencial do Partido Democrata, Hillary Clinton.
Uma vez que lhe falta a ardilosa “demagogia” do ex-presidente Obama e não recobre as suas acções com apelos baratos a políticas “de identidade”, os pronunciamentos toscos e abrasivos de Trump levam jovens manifestantes às ruas em acções de massa. Estas manifestações são não muito discretamente apoiadas pelos principais oponentes de Trump entre os banqueiros da Wall Street, especuladores e magnatas dos mass media. Por outras palavras, o presidente Trump é um homem que abraça e segue os ícones estabelecidos e não um “revolucionário” ou mesmo um “agente de mudança”.
Prosseguiremos, discutindo a trajectória histórica que originou o regime Trump. Identificaremos políticas e compromissos anteriores que determinam a orientação presente e futura da sua administração.
Concluiremos identificando como a reacção actual pode produzir transformações futuras. Contestaremo o actual delírio catastrofista e apocalíptico e apresentaremos razões para uma perspectiva optimista do futuro. Em suma, este ensaio indicará como tendências negativas actuais podem tornar-se realisticamente positivas.
Sequências históricas
Ao longo das últimas duas décadas presidentes dos EUA desbarataram os recursos financeiros e militares do país em múltiplas guerras intermináveis e perdedoras, bem como em milhões de milhões (trillion) de dólares de dívidas comerciais e desequilíbrios orçamentais. Líderes dos EUA enlouqueceram provocando grandes crises financeiras globais, levando à bancarrotas os maiores bancos, destruindo pequenos possuidores de hipotecas, devastando a indústria manufactureira e criando desemprego maciço a que se seguiu o emprego precário e mal pago que levou ao colapso os padrões de vida da classe trabalhadora e dos extractos baixos da classe média.
Guerras imperiais, bail-outs de milhões de milhões de dólares para os bilionários e fuga sem peias de corporações multinacionais para o exterior aprofundaram amplamente as desigualdades de classe e deram origem a acordos comerciais favorecendo a China, Alemanha e México. Dentro dos EUA, os maiores beneficiários destas crises têm sido os banqueiros, bilionários da alta tecnologia, importadores comerciais e exportadores do agro-negócio.
Confrontados com crises sistémicas, os regimes dominantes responderam com o aprofundamento e expansão dos poderes dos presidentes dos EUA sob a forma de decretos presidenciais. Para encobrir a longa série de derrocadas, denunciantes patriotas foram encarcerados e a vigilância estilo estado-policial infiltrou-se em todas as áreas da cidadania.
Os presidentes Bush, Clinton e Obama definiram a trajectória das guerras imperiais e da pilhagem da Wall Street. A polícia estadual, as instituições militares e financeiras estão firmemente incorporadas na matriz do poder. Centros financeiros, como Goldman Sachs, têm reiteradamente estabelecido a agenda e controlado o Departamento do Tesouro dos EUA e as agências que regulam o comércio e a banca. As “instituições permanentes” do estado permaneceram, enquanto presidentes, pouco importando de que partido, foram baralhados e descartado no “Gabinete Oval”.
O “Primeiro Negro” presidente Barack Obama prometeu paz e empreendeu sete guerras. O seu sucessor, Donald Trump, foi eleito com promessas de “não-intervenção” e imediatamente adoptou o “bastão de bombardeamento” de Obama: o minúsculo Iémen foi atacado pelas forças dos EUA; aliados da Rússia na região do Donbass da Ucrânia foram atacados com selvajaria pelos aliados de Washington em Kiev e o “mais realista” representante de Trump, Nikki Haley, adoptou uma atitude belicosa na ONU ao estilo da “Madame Intervenção Humanitária” Samantha Power, zurrando invectivas contra a Rússia.
Onde está a mudança? Trump seguiu Obama ao aumentar sanções contra a Rússia, enquanto ameaça a Coreia do Norte com aniquilação nuclear no seguimento da grande concentração militar acumulada por Obama na península coreana. Obama lançou uma guerra por procuração contra a Síria e Trump escalou a guerra aérea sobre Raqqa. Obama cercou a China com bases militares, navios e aviões de guerra e Trump prosseguiu em passo de ganso com retórica belicista. Obama expulsou um recorde de dois milhões de trabalhadores mexicanos ao longo de oito anos; Trump seguiu-o ao prometer deportar ainda mais.
Por outras palavras, o presidente Trump juntou-se obedientemente à marcha seguindo a trajectória dos seus antecessores, bombardeando os mesmos países alvos enquanto plagia os seus maníacos discursos nas Nações Unidas.
Obama aumentou o tributo anual (ajuda) a Tel Aviv para uns entusiásticos US$3,8 mil milhões enquanto balia umas poucas críticas pro-forma acerca da expansão israelense sobre terras palestinas usurpadas; Trump propôs deslocar a Embaixada dos EUA para Jerusalém enquanto choramingava algumas das suas próprias mini-críticas aos colonatos judeus ilegais em terras roubadas aos palestinos.
O que é esmagadoramente gritante é a semelhança das políticas e estratégias de Obama e de Trump em política externa, seus meios e aliados. O que é diferente é o estilo e a retórica. Ambos os presidentes “Agentes de mudança” romperam de imediatato as mesmas falsas promessas pré-eleitorais e funcionam bem dentro dos limites das instituições permanentes do estado.
Quaisquer que sejam as diferenças que existam elas são resultado de contextos históricos contrastantes. Obama assumiu no momento do colapso do sistema financeiro e procurou regular os bancos a fim de estabilizar operações. Trump assumiu após a “estabilização” de um trilião de dólares de Obama e procura eliminar regulações – nas pegadas do presidente Clinton! Assim, “demasiado barulho” [para nada] sobre a “desregulação histórica” de Trump!
O “Inverno do descontentamento” sob a forma de protestos em massa contra a proibição de Trump a imigrantes e visitantes de sete países predominantemente muçulmanos segue-se directamente às “sete guerras mortais” de Obama. Os imigrantes e refugiados são resultados directos das invasões e ataques de Obama a estes países que levaram a assassinatos, mutilações, deslocação forçada e desgraça para milhões de “predominantemente” (mas não exclusivamente) de muçulmanos. As guerras de Obama criaram dezenas de milhares de “rebeldes”, insurgentes e terroristas. Os refugiados, que fogem para salvar a vida, foram amplamente excluídos dos EUA sob Obama e a maior parte tem procurado abrigo nos campos imundos e caóticos da UE.
Por terrível e ilegal que seja o encerramento da fronteira a muçulmanos decretado por Trump e por esperançosos que pareçam os protestos públicos em massa, ambos resultam da política de assassínio e agressão de quase uma década sob o presidente Obama.
Seguindo a trajectória da política – Obama derramou o sangue e Trump, no seu tosco estilo racista, tem a tarefa de “limpar os estragos”. Enquanto Obama foi agraciado com um “Prémio Nobel da Paz”, o resmungante Trump é fortemente atacado por empunhar a esfregona suja de sangue!
Trump optou por pisar o caminho do opróbrio e enfrenta a cólera do purgatório. Enquanto isso, Obama está a jogar golf, a surfar ao vento e a exibir o seu sorriso despreocupado aos escrevinhadores que o adoram nos mass media.
Enquanto Trump avança às patadas no caminho preparado por Obama, centenas de milhares de manifestantes enchem as ruas para protestar contra o “fascista”, com grande número das principais redes de mass media, dúzias de plutocratas e “intelectuais” de todos os géneros, raças e credos a retorcerem-se moralmente ultrajados! Fica-se confuso com o silêncio ensurdecedor destes mesmos activistas e forças quando as guerras agressivas e ataques de Obama levaram à morte e deslocação de milhões de civis, principalmente muçulmanos e principalmente mulheres – quando seus lares, festas de casamento, mercados, escolas e funerais foram bombardeados.
É assim o confusionismo americano! Dever-se-ia tentar entender as possibilidades que emergem de um sector maciço finalmente a romper seu silêncio quando o belicismo do loquaz Obama se transformou na marcha bruta de Trump para o dia do juízo final.
Perspectivas optimistas
Há muitos que desesperam mas há mais que se tornaram conscientes. Identificaremos as perspectivas optimistas e as esperanças realistas enraizadas nas actuais realidade e tendências. Realismo significa discutir desenvolvimentos contraditórios e polarizadores e portanto não aceitamos quaisquer resultados “inevitáveis”. Isto significa que resultados são “terreno contestado” onde factores subjectivos desempenham um papel importante. A interface de forças em conflito pode resultar numa espiral ascendente ou descendente – rumo a maior igualdade, soberania e libertação ou maior concentração de riqueza, poder e privilégio.
A mais retrógrada concentração de poder e riqueza encontra-se na oligárquica União Europeia de dominação alemã – uma configuração que está sob assédio por parte de forças populares. Os eleitores do Reino Unido optaram por sair da UE (Brexit). Em consequência, a Grã-Bretanha enfrenta uma ruptura com a Escócia e Gales e uma ainda maior separação da Irlanda. O Brexit levará a uma nova polarização quando banqueiros com base em Londres partirem para a UE e líderes do mercado livre confrontarem trabalhadores, proteccionistas e a massa crescente dos pobres. O Brexit fortalece forças nacionalistas-populistas e de esquerda na França, Polónia, Hungria e Sérvia e estilhaça a hegemonia neoliberal na Itália, Espanha, Grécia, Portugal e alhures. O desafio aos oligarcas da UE é que a insurgência popular intensificará a polarização social e pode trazer à tona movimentos de classe progressistas ou partidos ou movimentos autoritários-nacionalistas.
A ascensão de Trump ao poder e seus decretos executivos conduziu a uma elevada polarização dos eleitorados, aumentou a politização e a acção directa. O despertar da América aprofunda fissuras internas entre democratas com “d” minúsculo, mulheres progressistas, sindicalistas, estudantes e outros contra os oportunistas do Partido Democrata com “D” maiúsculo, especuladores, antigos belicistas Democratas, burgueses negros do Partido “D” (os líderes extraviados) e um pequeno exército de ONG’s financiadas pelas grandes empresas.
O abraço de Trump à agenda militar Obama-Clinton e da Wall Street conduzirá a uma bolha financeira, gastos militares empolados e mais guerras dispendiosas. Isto dividirá o regime dos seus apoiantes sindicais e da classe trabalhadora agora que o gabinete de Trump é composto inteiramente de bilionários, ideólogos, sionistas raivosos e militaristas (em oposição à sua promessa de nomear homens de negócios e realistas duros na negociação). Isto poderia criar uma valiosa oportunidade para a ascensão de movimentos que rejeitam a verdadeiramente feia cara do reaccionário regime de Trump.
A animosidade de Trump à NAFTA (Acordo de Livre Comércio da América do Norte) e a defesa do proteccionismo e da exploração financeira e de recursos minará os regimes corruptos, assassinos e narco-liberais que têm dominado o México durante os últimos 30 anos desde o tempo de Salinas. A política anti-imigração de Trump levará mexicanos a escolherem “combater em vez de fugir” ao confrontar o caos social criado pelos narco-gangs e a polícia criminosa. Isto forçará o desenvolvimento do mercado interno e a indústria do México. O consumo e a propriedade de massa interna abarcará movimentos nacionais-populares. O cartel da droga e seus patrocinadores políticos perderão os mercados estado-unidenses e enfrentarão oposição interna.
O protecionismo de Trump limitará o fluxo ilegal de capital a partir do México, que ascendeu a US$48,3 mil milhões em 2016, ou 55% da dívida do México. A transição do México da dependência e do neocolonialismo polarizará profundamente o estado e a sociedade; o resultado será determinado pelas forças de classe.
As ameaças económicas e militares de Trump contra o Irão fortalecerão forças nacionalistas, populistas e colectivistas em relação a políticos neoliberais “reformistas” e pró ocidentais. A aliança anti-imperialista do Irão com o Iémen, Síria e Líbano consolidar-se-á contra o quarteto conduzido pelos EUA da Arábia Saudita, Israel, Grã-Bretanha e EUA.
O apoio de Trump à apropriação maciça de terra palestina por Israel e sua proibição “só judeus” contra muçulmanos e cristãos levará ao sacudir dos quislings multi-milionários da Autoridade Palestina e a ascensão de muitos mais levantamentos e intifadas.
A derrota do ISIS fortalecerá forças governamentais independentes no Iraque, Síria e Líbano, enfraquecendo a alavancagem imperial dos EUA e abrindo a porta a lutas populares democráticas e laicas.
A campanha anti-corrupção em grande escala e a longo prazo do presidente da China, Xi Jinping, levou à prisão e remoção de mais de um quarto de milhão de responsáveis e homens de negócios, incluindo bilionários e líderes de topo do Partido. As prisões, processos e encarceramentos reduziram o abuso do privilégio mas, mais importante, melhoraram as perspectivas para um movimento que ponha em causa as vastas desigualdades sociais. Aquilo que começou “de cima” pode provocar movimentos “a partir de baixo”. O ressuscitar de um movimento no sentido de valores socialistas pode ter um grande impacto sobre estados asiáticos vassalos dos EUA.
O apoio da Rússia a direitos democráticos no Leste da Ucrânia e a reincorporação da Crimeia através de referendo pode limitar regimes fantoches dos EUA no flanco sul da Rússia e reduzir a intervenção estado-unidense. A Rússia pode desenvolver laços pacíficos com estados europeus independentes com a ruptura na UE e a vitória eleitoral de Trump superando a ameaça de guerra nuclear do regime Obama-Clinton.
O movimento à escala mundial contra o globalismo imperialista isola a direita apoiada pelos EUA que tomou poder na América do Sul. A procura de pactos comerciais neoliberais por parte do Brasil, Argentina e Chile está na defensiva. As suas economias, especialmente na Argentina e Brasil, assistiram a um triplica do desemprego, um quadruplicar da dívida externa, crescimento de estagnado a negativo e enfrentam agora greves gerais com apoio de massa. O coaxar do neoliberalismo está a provocar lutas de classe. Isto pode derrubar a ordem pós Obama na América Latina.

Conclusão

Por todo o mundo e no interior dos países mais importantes, a ordem ultra-neoliberal do último quarto de século está em desintegração. Há um ascenso maciço de movimentos a partir de cima e de baixo, de democratas de esquerda a nacionalistas, de populistas independentes a reaccionários da “velha guarda” da direita. Emergiu um universo polarizado e fragmentado. O começo do fim da actual ordem imperial-globalista está a criar oportunidades para uma nova ordem democrático-colectivista dinâmica. Os oligarcas e as elites da “segurança” não cederão facilmente a exigências populares nem se afastarão. Facas serão afiadas, decretos executivos avançarão e golpes eleitorais serão encenados para tentar tomar poder. Os movimentos democrático-populares emergentes precisam de ultrapassar a identidade fragmentária e estabelecer líderes unificados e igualitários que possam actuar de forma decisiva e independente em relação aos líderes políticos existentes que fazem gestos progressistas dramáticos, mas falsos, enquanto procuram um retorno ao fedor e imundície do passado recente”.

09/Fevereiro/2017
O original encontra-se
em http://petras.lahaine.org/?p=2127

Este artigo encontra-se em http://resistir.info/ . Tradução revista por odiario.info

Soros, the Purple Revolution and The Caviar Eating Fake Left -Gilbert Mercier, 21st Century Wire

maxresdefault

21st Century Wire
Soros, the Purple Revolution and The Caviar Eating Fake Left
NOVEMBER 18, 2016 BY 21WIRE 3 COMMENTS
caviar
Gilbert Mercier
News Junkie Post
“We live in interesting times when protesters act out the tantrum of a super-rich man who did not get his way despite all his money.” – Dady Chery
Eighty-six-year old Hungarian-American, George Soros, is a very rich man. He currently ranks number 46 in the very exclusive club of richest persons in the world. In 1947, as Hungary tilted to the Soviet Union block, he went to the United Kingdom to study economics. This early life experience made him not only an anti-communist, but also a staunch anti-Russian who was always plotting his revenge against the Soviets. Soros knew that, to have any say in the capitalist order, one had to become filthy rich.
At some point in his life, however, Mr. Soros decided that money only mattered if he could leverage it in influencing policies on a global scale. His role models for this aspect of his life were probably the two consigliere extraordinaire of the United States empire, slightly older than him, who are Henry Kissinger and Zbigniew Brzezinski. The three men shared common views on the threat of the so-called communist domino effect and later, once the Soviet Union had collapsed, became fervent champions of a global empire with its nervous system in Washington. In their sociopath vision of the world, a minute elite of wise men should have the planet as their oyster while, we, the worker bees slave away at their mercy. The Marxist ideology that inspired the Russian, Chinese and Cuban revolutions should be silenced forever, and even the dangerous successes of the French and Haitian revolutions, based on the philosophers of the Enlightenment, should never be considered by any national entity as an option.
soros-11
Backing Clinton
Mr. Soros was a prime financier of Hillary Clinton’s campaign through one of his henchman John Podesta. Soros lost, and providing that the American people and the world citizenry learn a valuable lesson, his Messianic objective of world domination, after a successful goal of regime change in Russia, has failed with the mandate of President-Elect Donald Trump.
As an example, in February 2016, this is what Soros published in the fake left media outlet that he sponsors: The Guardian. The essay had a quite provocative title, and it was mainly addressed to Europe’s leadership and the public opinion. In “Putin Is a Bigger Threat to Europe’s Existence than ISIS,” Soros wrote:
“The Putin regime faces bankruptcy in 2017 when a large part of its foreign debt matures, and political turmoil may erupt sooner than that. The President’s popularity, which remains high, rests on a social contract requiring the government to deliver stability and a slowly, but steadily rising standard of living. Western sanctions coupled with the sharp decline in the price of oil will force the regime to fail on both counts.”
All geopolitical analysts make projections; some turn out to be accurate, others not. But Soros is not a geopolitical analyst. This, in very few sentences, was his battle plan for regime change in Russia.
soros
In 1992 Soros crashed the Bank of England
Let’s look at the specifics of the timeline in the trajectory of the unquestionable puppet master of humanitarian imperialism. It was in 1979 that Soros decided to diversify his already giant financial portfolio to invest into media organizations and NGOs big or small.
His opaque so-called Open Society Foundation now funnels money to more than 100 foundations and various think-tanks. But one must understand first what sorts of ruthless strategies Soros has used to, not only, acquire his fortune but also literally subdue a nation that used to be the most powerful empire in history.
This takes us to the UK on Black Wednesday, September 16, 1992, when George Soros decided to show the world how powerful he was. That day, Soros did a short on the British Pound by dumping £10 billion worth of the currency on the UK stock market. Soros crashed the mighty Bank of England and showed everybody that he was more powerful than a major economy’s central bank.
This action made Soros £1.8 billion. It was immoral to ruin the lives of countless hard working British citizens but, however, perfectly legal.
soros-2
The hijack and killing of Occupy
Occupy was a real movement, at its inception in the fall of 2011. Some of us had even hoped that it would be the dawn of a global revolution. This did not take into account George Soros’ minions of MoveOn, Change.org, Answer Coalition and the pseudo intelligentsia of the Amecican fake left. They infiltrated then hijacked the movement. The stakes were too high, especially with Wall-Street friendly Barack Obama due for reelection in 2012.
soros-3
The final battle of Occupy was fought and lost on December 4, 2011 in Washington DC. My colleague Liam Fox and I were there. We watched it go to waste. Until then, anarchist flags had flown above the tents. The Occupy movement included Anarchists, as well as Greens, neo-Marxists, and Libertarians, and it represented a real threat for the status quo. Soros and his surrogates of the so-called progressive alternative media made sure Occupy became neutered, toothless and finally dead. It would eventually become a convenient voting block to reelect Barack Obama.
soros-4
Soros, the purple revolution, and the caviar eating fake left
Mr. Soros is quite fashion conscious for an older gentleman, even though this term doesn’t quite apply to the Ministry of Truth’s ultimate evil do-gooder. He seems to fancy secondary colors when it comes to symbolizing the fake revolutions with regime change goals that he indirectly orchestrates.
It is clear that he had his hands in Iran’s green revolution in 2009, as well as Ukraine’s orange revolution. Now he wants to bring a purple revolution to the United States, to challenge the mandate of President-Elect Trump. This color revolution, like the others, will ultimately fail, providing that police in cities or Trump’s supporters do not fall for the provocation and either crack down or counter-protest.
The mainstream media that Soros and his protege Hillary Clinton controlled have been exposed by Wikileaks as the diligent presstitutes of the Ministry of Truth. CNN, MSNBC, the New York Times, the Washington Post, NPR News and many others, have been unmasked as biased propaganda outlets. The same goes for the founder of the Huffington Post, and its founder Ariana Huffington. NPR News cannot be considered to be an impartial media organization while it receives massive funding from both George Soros and the Bill and Melinda Gates foundation. Darling of the fake left Rachel Maddow, before getting her big-paycheck gig at MSNBC, started her career at the Soros-funded Air America radio.
soros-5
Among the pseudo-left alternative media, it is not much better. Noam Chomsky, who has been called “the Socrates of our times” by his colleague Chris Hedges, might have drunk his hemlock by endorsing Hillary Clinton. The same Chris Hedges, along with Cornell West, Amy Goodman and Naomi Klein were shrewder when they endorsed Jill Stein. But they might want to step down from their ivory towers from time to time and ask themselves a simple question: if Stein was the candidate of the ’99 percent,’ then why did she only receive 1 percent of the vote?
Another character and instigator of the Soros-financed purple revolution is Michael Moore. The documentary filmmaker has posed as a blue-collar ordinary working man for more than a decade, even though he is a millionaire. Moore is organizing a one-million women march in Washington DC on the day of President-Elect Trump’s inauguration, as an ultimate stand against his alleged sexism. Who will lead Soros’s mighty purple female army along Michael, will it be generals Lady Gaga and Madonna?
soros-6
On a more serious note, Mr. Soros and his Wall Street friends should reflect on what would happen to the US stock market in case of increased tension with Russia and China, which is what Soros has championed. Would China use what financier Warren Buffet called an economic weapon of mass destruction and dump its $3 trillion of Treasury-Bond holdings in one day?
The net result for Wall Street would likely be as high as the return on the George Soros and the Saudi investments in Hillary Clinton’s bid for the White House: a zero sum game.
Editor’s Notes: This article is dedicated to my old friend Liam Fox. Gilbert Mercier is the author of “The Orwellian Empire.” Composite one by David Blackwell; composites two and three by Mark Rain; photographs four, five, six and eight by Gilbert Mercier; and composite seven by Zr428.