Fascisme, néolibéralisme, démantèlement des Etats et guerres sans fin: Où est en fait le fascisme? Milos Kovic

L’agression contre les pays voisins, des guerres sans fin, le démantèlement des Etats, des modifications des frontières par la violence ? Est-ce que cela vous rappelle Donald Trump et Nigel Farage ou plutôt leurs opposants politiques, les clans de Clinton et Bush, ou ceux de Tony Blair et de David Cameron ?

Dans les pays occidentaux, de plus en plus souvent, le public entend les mots «fascisme» et «fasciste». Ces mots sont réservés à Donald Trump, Geert Wilders, Marine le Pen et d’autres « populistes de la droite ». En outre, l’utilisation de ces mots forts est justifiée par le fait que ces hommes politiques se réfèrent à des valeurs nationales, parce qu’ils demandent à ce que les immigrations de masse soient arrêtées dans leur pays, et aussi à cause des débordements xénophobes de leurs partisans.

Cependant, le fascisme est un terme dont le sens ne peut être déterminé d’une manière rapide et facile. Après tout, il en va de même pour toutes les idéologies politiques. Il n’y a pas de définition généralement acceptée du libéralisme, du socialisme et du conservatisme. Il est bien connu que le terme «fascisme» cache des mouvements très divers, comme les fascistes italiens, les nazis allemands ou les Ustashas croates. Tout cela, cependant, ne devrait pas nous troubler et nous empêcher de comprendre cet important phénomène historique.

C’est l’expérience historique qui pourrait nous aider dans cette tâche, plus que toute simplification politique ou bien une explication théorique. Il y a une caractéristique clé du fascisme qui est, intentionnellement ou non, trop souvent oubliée dans le tumulte général contre Donald Trump ou Marine le Pen. Néanmoins, on se souvient encore des fascistes pour leurs agressions contre d’autres pays souverains, les guerres sans fin, les démantèlements des Etats et les modifications des frontières par la violence. Louis XIV et Napoléon ont également commis des actes d’agression contre leurs voisins, ils ont mené des guerres continues, ils ont démantelé des pays et modifié des frontières. L’agression d’Hitler, cependant, a été suivie par la destruction massive des populations entières, comme les Juifs, les Tsiganes et les Serbes. On se souvient du fascisme en tant que tel surtout en Europe centrale, orientale et du Sud-Est.

L’agression contre les pays voisins, des guerres sans fin, le démantèlement des Etats, des modifications des frontières par la violence ? Est-ce que cela vous rappelle Donald Trump et Nigel Farage ou plutôt leurs opposants politiques, les clans de Clinton et Bush, ou ceux de Tony Blair et de David Cameron ? Devrions-nous vous rappeler les destructions de la Yougoslavie, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de l’encerclement de la Russie, de la Chine, de l’Iran? Trump, au contraire, selon les déclarations publiées, préconise une diplomatie traditionnelle d’intérêts et des négociations entre les Etats souverains, comme celles largement connues depuis la Paix de Westphalie en 1648, ce qui est contraire aux croisades infinies au nom des «valeurs» assidûment menées par leurs adversaires libéraux.

Les destructions massives ethniquement motivées des populations entières? Ces gens ont réussi à ce qui semblait être un idéal inaccessible pour Hitler et Pavelic: ils ont tué et expulsé la population serbe de la Croatie et des parties de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo et de Metohia. Tout cela, bien sûr, a été mené par leurs collaborateurs locaux, comme c’est le cas avec les chrétiens en Irak ou en Syrie. Nous ne devons pas oublier l’hystérie antiserbe dans les médias qui a permis des crimes impunis et massifs contre les Serbes. Cette opération n’est comparable qu’avec ce que l’Europe nazie a fait aux Juifs.

Mark Mazower, professeur à l’Université de Columbia à New York, a déclaré dans son livre L’empire d’Hitler qu’Hitler et les nazis étaient inspirés par l’expérience coloniale des États libéraux, du Royaume-Uni et des États-Unis pour les crimes qu’ils commettaient en Europe de l’Est. Ils ont simplement fait aux Européens ce que les colonisateurs libéraux ont fait en Afrique et en Asie. Hitler admirait la clairvoyance et le manque de pitié des Britanniques en Inde, ainsi que la brutalité raciste américaine contre les Noirs et les Indiens. Il a déclaré ouvertement que les pays slaves, en particulier la Russie, seraient dans l’avenir, l’Inde de l’Europe allemande unie. Pendant la colonisation germanique des territoires slaves en Europe de l’Est, Hitler s’est inspiré de l’expérience des États-Unis. Des enclaves de «personnes racialement et civilement supérieures» dans la mer indienne, se sont progressivement liées, ont fusionné et pillé les terres des indigènes.

Selon Mazower, les tentatives de l’empire libéral visant à forcer les pays colonisés à adopter leur modernisation et leurs modèles culturels ne sont qu’un autre côté du racisme antique indestructible. Hitler, ainsi que Goebbels ont appelé à l’unification de l’Europe autour de l’Allemagne, afin de protéger et de défendre ses valeurs raciales et culturelles. Ce faisant, ils ont ouvertement affirmé que le but principal de l’union de l’Europe était la protection contre la Russie et la marche vers la Russie. La rhétorique de la défense contre l’Union Soviétique a été utile dans le processus d’après-guerre d’unir l’Europe, où, comme le prouve Mazower, les anciens partisans d’Hitler ont assidûment travaillé comme des hauts fonctionnaires. La menace de la Russie a été une partie importante de la campagne des partisans de l’UE lors du référendum Brexit en Grande-Bretagne, ainsi que de la campagne de soutien d’Hillary Clinton lors des élections présidentielles aux États-Unis.

Certaines personnes diront que, après tout, les libéraux de l’OTAN ne conquerront pas le monde au nom de la race, mais au nom des droits de l’homme. Cependant, les bombes ont été lancées sur la Republika Srpska, la Serbie, l’Irak, la Libye et la Syrie, avec le rock & roll américain et britannique, et non avec les marches militaires allemandes. C’est en effet une belle consolation pour des millions de victimes.

Milos Kovic

Source : Le quotidien serbe POLITIKA à Belgrade

Traduction du serbe : Svetlana Maksovic

Somos Todos Americanos (Menos Donald Trump) – Sobre um novo Livro de Regis Debray – por Bernard GENSANE (em francês)

 

Régis Debray. “Civilisation. Comment nous sommes devenus américains”

Bernard GENSANE

Un livre érudit, avec de délicieuses pointes d’humour, qui poursuit une réflexion de Simone Weill de 1943 selon laquelle une américanisation de l’Europe ferait perdre son passé à l’humanité, et une interrogation de Paul Valéry, de 1939 : « Je me demande si l’Europe ne finira pas par une démence ou un ramollissement ».

On aurait pu attendre des guillemets à « américains » dans le sous-titre car, Debray le sait mieux que personne, les Chiliens ou les Cubains sont aussi des Américains. On se fiche que la partie soit prise pour le tout comme dans Make America great again.

Mais ne boudons pas notre plaisir devant cette brillante démonstration selon laquelle si une « culture construit des lieux », une civilisation « construit des routes » avec un gros bâton (celui de la big stick policy), une flotte, des armées, aujourd’hui des drones.

Depuis qu’il a raflé le Texas, l’empire américain n’a gagné en surface que quelques centaines de milliers de kilomètres carrés. Alaska y compris. Mais les 2 000 implantations militaires sur les cinq continents ne seraient rien sans les 35 000 McDo. Et vice versa.

Au milieu des années soixante, j’habitais Montdidier, petite sous-préfecture balzacienne de la Somme. Á l’époque, une ville de 5 000 habitants comptait encore bon nombre de magasins de toutes sortes. Le magasin d’habits, qui ne désemplissait jamais, avait pour enseigne “Aux surplus américains” Nous étions heureux de nous fournir pour pas cher dans une échoppe qui proclamait sans vergogne qu’elle nous vendait des rebuts, les franchisés profitant de notre naïveté pour nous refiler du trop-plein. La civilisation zunienne avait gagné chez Balzac : on ne savait pas d’où venaient ces frusques, dans quelles conditions elles avaient été stockées, ce qu’elles avaient coûté aux producteurs. Ces vêtements n’étaient même pas toujours ricains. C’était notre deuxième peau. Au XVIe siècle, le paysan d’Amboise, voisin de Léonard de Vinci, ne parlait pas un mot d’italien. Aujourd’hui, il écoute Beyoncé dans son tracteur climatisé.

Quand, demande Debray, l’Europe a-t-elle cessé de « faire civilisation » ? En 1919, au Congrès de Versailles. Les États-Unis n’ont pas alors pleinement conscience qu’ils vont devenir la première puissance mondiale. Mais le président exige que le traité soit également rédigé en anglais. Jusqu’alors, observe Debray, il y avait à l’ouest une civilisation européenne avec sa variante américaine. Dans les cinquante années suivantes, on aurait une civilisation américaine avec des variables d’ajustement européennes. Dans tous les domaines. Je n’entre pas dans les détails, mais même dans la natation, les catégories d’âge de nageurs qui dataient d’un siècle (poussins, minimes, cadets etc.) se sont alignées cette année sur les catégories zuniennes.

Plus graves que nos bassins chlorés, la République française, l’État français, les pouvoirs publics ont plié le cou devant les méthodes uniennes. En 2008, sous Sarkozy, nos ministères furent inspectés, mieux : évalués, par une entreprise privée zunienne. Comme si le corps des inspecteurs des Finances n’existait plus. L’État français fut dès lors appréhendé dans son fonctionnement à l’aune des méthodes du privé d’outre-Atlantique. Les hôpitaux (les universités, les commissariats de police etc.) furent mis en concurrence, les partis politiques devinrent des familles et cessèrent d’élaborer des programmes en se contentant de projets, on nous obligea à aimer le modèle des primaries et les candidats à la présidentielle nous proposèrent des offres.

Á Sciences-Po, « réformée » par un chairman of the board plus ricain que ricin qui mourut dans des circonstances hollywoodiennes jamais élucidées, 60% des cours sont dispensés en anglais. Et, précise Debray, le cours sur les politiques culturelles en France est dénommé « Cultural Policy and Management ».

Á bas les anciennes catégories marxisantes (bourgeoisie, classe, capitalisme) ! Ne dites plus « prolétaires » mais « milieux défavorisées » (d’ailleurs les prolétaires ne savent plus qu’ils sont prolétaires, c’est du moins ce que pensent les bobos) ; de votre langage, « bannissez » (sic) « clochards », « SDF » étant beaucoup plus indolore. Ne dites plus « santé gratuite pour tous » mais care, « avion présidentiel » mais « Sarko One ». Et, surtout, représentez-vous Bri-Bri d’amour en termes de First Lady. Envoyez vos enfants, en bons Ricains, délirer chez les voisins avec des masques d’Halloween alors que cette fête appartient au paganisme celte. Martelez comme il convient que l’équipe de France de foot est black-blanc-beur. Forcément, puisque la quête de l’égalité a été remplacée par le mirage de la diversité et que le sociétal a étouffé le social.

La thèse fondamentale de cet essai est que l’Amérique c’est de l’espace tandis que l’Europe c’est du temps. Aux États-Unis, on part sur la Route 66 en bon Easy Rider. On conquiert un territoire – au besoin avec un colt – alors qu’en Europe on labourait un terroir (on guerroyait un peu aussi, quand même). Mais tout a changé. Il n’y a plus chez nous que des « espaces » (salle d’attente, dégustation de vin, voies piétonnières, open spaces un peu partout, surtout quand ils sont agrémentés par des open bars). Je ne te demande pas qui tu es mais où tu es grâce à ma géolocalisation à un mètre cinquante près. Dans les espaces, explique Régis Debray, pas de peuple, mais une « population », c’est-à-dire une projection préfectorale ou municipale. Un peuple, c’est autre chose : une langue, des habitus, un passé, une gastronomie, du et des liens.

Á des populations hors-temps, on peut faire gober tout ce qu’on veut. Par exemple, que les États-Unis sont la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne alors que les Français de 1945 pensaient que c’était l’Union Soviétique. D’ailleurs si Poutine assista au 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, le Young Leader Hollande ne lui rendit pas la pareille à Moscou. On peut même faire croire à tous les publics, à toutes les populations de la Terre, que Rambo a gagné la guerre.

Lors du vote du Traité de Maastricht, on nous a seriné que nos enfants voyageraient, séjourneraient dans le continent et apprendraient quantités de langue européennes. Le russe et l’allemand sont cinq fois moins enseignés qu’il y a cinquante ans. Arte n’a aucune émission de débats entre intellectuels franco-allemands mais consacre dix minutes à un malaise de Mrs Clinton. Les fonctionnaires de Bruxelles communiquent dans la langue d’un pays qui ne fait plus partie de l’Union européenne. Des anciens pays de l’Europe de l’Est se sont dépêchés d’admettre sur leur sol des centres secrets de torture de la CIA. Il faut désormais endurer un président pour qui « Belgium » est une ville et qui pense avoir envoyé 59 missiles vers l’Irak alors que c’était vers la Syrie. Ça tombe où ça peut, où ça doit. L’important, c’est que ça « frappe » (plus de bombardements, des frappes), que ça terrorise, quel que soit le degré d’improvisation.

Debray nous rappelle qu’en affaires l’empire est féroce, voyou. BNP a accepté de payer une amende bidon, une rançon de 8,9 milliards de dollars (vous me direz : elle les avait) sans que nos gouvernants s’émeuvent, sans que notre médiacratie s’étonne. Quant à imaginer une réciprocité… Debray cite Pierre Lellouche, homme politique bien à droite, pas vraiment hostile à l’aigle impérial : « Un obscur accord fiscal franco-américain transformera notre ministère des Finances en supplétif de l’International revenue Service. Cet accord ne fait que traduire dans le droit français une loi américaine obligeant nos institutions financières à déclarer au fisc américain tous les comptes détenus par des citoyens ou entités amléricains en France dès lors que leur solde est supérieur à 50 000 dollars. Mais sans réciprocité : ce que le fisc français donnera à l’IRS, le Trésor américain ne le fera pas dans l’autre sens parce que la loi américaine ne le permet pas. »

Une des dernières réflexions de l’auteur porte sur la notion de laïcité que nous, tous seuls avec nos petites mains, avons réussi à américaniser. Je vous laisse découvrir comment.

Les moins jeunes d’entre nous s’en souviennent. Le Défi américain, publié en octobre 1967, fut l’un des plus énormes succès de librairie en France. Certes, il bénéficia du battage hebdomadaire de L’Express, beaucoup plus prescripteur qu’aujourd’hui. Son éditeur avait prévu un tirage de 15 000 exemplaires. Il s’en vendit 2 millions en France et 10 millions dans le monde.

Bernard Gensane

Paris : Gallimard, 2017.

Somos Todos Americanos ou o Tempo Substituído pelo Espaço Homogéneo

O polémico Regis Debray

 

É verdade, vamos ser cada vez mais turistas no nosso próprio país. Bom ou não? Sem raízes na terra, vamos e ficamos aonde o capital nos deixa e vamos para onde à sua procura ele nos leva. Por outro lado, como afirma Regis Debray, a nossa medida vai ser cada vez mais o espaço e cada vez menos o tempo. O tempo tem um nome: Europa. O espaço homogéneo tem um nome: América. O mundo está a ser engolido pela América.

E vamos sê-lo cada vez mais

(Motivado pela leitura de um artigo de O Público.)

O Suicídio da Europa

É evidente que a Europa, como era, não tanto com os seus males, tão terríveis quanto os dos outros continentes, mas com os seus bens, de humanismo e alta cultura, está perdida. 

A Europa pode ter muitos defeitos mas foi ela que produziu os maiores génios e sábios das ciências, da filosofia e das artes. E de tal maneira que aos outros só lhes resta fazer versões mais ou menos bem conseguidas. Cruéis, opressores e imperialistas? Também, mas é preciso lembrar que as civilizações pré-colombianas (Incas, Aztecas, etc.), os impérios africanos pré-coloniais, os árabes, os mongóis, os japoneses e outros, não lhes ficaram nada atrás nessas práticas. Recuso-me, por exemplo, a condenar a civilização da Grécia Antiga invocando o esclavagismo. Para além destas e de outras formas de relação social, que é preciso contextualizar, compreender e explicar historicamente, ficaram, espero que para sempre, como fruto da História da Europa, as maiores criações humanas. O negacionismo europeu de extrema-direita equipara-se ao negacionismo oportunista e vingativo do resto do mundo. 

O humanismo transformou-se em direito-humanismo instrumental, a alta cultura, e a própria cultura popular, europeias, tanto por efeito de calculismo ideológico quanto por efeito de uma política cultural que cedeu ao comércio, são inteiramente desconhecidas dos jovens e de muitos menos jovens. O sentimento de culpa, que os mongóis não têm, que os descendentes dos escravistas e genocidas africanos não têm, têm de sobra os europeus. 

E o que é mais trágico é a ignorância dos europeus comuns face à manipulação deste sentimento de culpa pelas elites económicas, financeiras e intelectuais europeias e americanas pró-globalistas, as quais põem à frente de tudo, em especial dos Estados-Nação, empecilhos, como sagrada, a liberdade económica. Tudo o que não luta por si merece morrer.

Cosmopolitismo e o Destino da Europa e do Mundo Numa Frase

O cosmopolitismo vai trazer o pior (e apenas alguma coisa do melhor) do mundo para a Europa e vai levar o melhor (e o pior) da Europa para o resto do Mundo. 

Dans le foisonnement de l’absurde, que reste-t-il pour le sens ? Par Jean-Yves Jézéquel

Le petit nombre des élites « égocentrées », l’oligarchie à la commande des Etats transformés en Pouvoirs se légitiment de théocratie. L’Eglise suprême de la religion de marché, la caste de ses grands prêtres définissent les hérésies et les hérétiques. Les bataillons médiatiques au service du dogme sectaire du capitalisme ultra libéral et toute l’armada du système répressif, contrôlent la vie des peuples, les obligeant même à se taire par un « management de la terreur » mené de mains de maîtres. La dictature autoritariste d’un Empire technocrate, prenant toutes les décisions à huis-clos, sans jamais se référer à l’avis des intéressés, règne sans partage sur 80% de l’humanité. Dans cette dictature de l’arbitraire absolu, seule la loi du profit constitue le credo exclusif de la caste des prédateurs du système…

Dans le monde de la « journalistiquerie », il y a assez de naïfs arrogants pour bêler en chœur le discours « officiel » sans le moindre esprit critique, sans le moindre recul et sans la moindre autonomie de réflexion sur la nature falsifiée de la vision néo conservatrice et ultra libérale de cette caste méprisant le reste des hommes avec la condescendance des sots !

Les lobbies quant à eux sont au paradis. Les grandes sociétés multinationales richissimes, font et défont à leur fantaisie, l’existence exsangue des populations traînées dans le malheur pour le bonheur de leurs maîtres du CAC40 ou du dow Jones (DJIA : Dow Jones Industrial Average)… Ce qui reste des Etats est à leurs ordres. Les épaves de ce monde dégénéré exécutent leur tâche avec zèle et empressement au service inconditionnel des grandes sociétés flibustières qui pillent allègrement un monde transformé en ruines…

L’exploitation, les abus de toute nature infligés aux gens humbles, l’esclavage moderne, la maltraitance de plus de 200 millions d’enfants contraints au travail à bas coût et dans des conditions abominables pour le seul profit de la caste des nouveaux esclavagistes sont la règle la plus répandue sur toute la Planète. L’organisation acharnée de l’arnaque, du pillage, de la surveillance à outrance, des principes de la soumission et de la domination par la destruction des récalcitrants (massacres planifiés comme en Syrie) est le seul programme qui vaille pour les tyrans martyrisant sans états d’âme les peuples dépouillés de tout ! La planification du chaos, de l’atomisation des populations, du démantèlement des Etats Nations, tout cela est devenu la surenchère fébrile de la mondialisation désireuse de bâillonner les revendications des travailleurs et des peuples qui se sont battus pendant des siècles pour acquérir chèrement leur liberté devenue un obstacle majeur à la loi sacro-sainte du profit!

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Aujourd’hui, nous assistons à la proclamation décomplexée d’une volonté oligarchique d’imposer son dictat à l’ensemble des nations, en leur annonçant que la démocratie n’est plus un sujet d’actualité, que l’avis des peuples ne l’intéresse pas, que l’état d’urgence doit se prolonger à perpétuité, que l’Etat policier sera désormais la nouvelle forme d’autoritarisme à promouvoir dans tous les pays, que le travail sans limite sera la nouvelle condition de vie habituelle des personnes et que tous les avantages sur l’éducation, la santé, les aides sociales, la qualité de vie, les loisirs, la culture, le logement seront désormais limités, voire supprimés…

Le dogme de « l’austérité » se justifie de « crise » dont les seuls auteurs sont ceux-là même qui abusent encore plus que jamais des pays traînés dans la violence de ce massacre volontaire et sans pitié ! Ces criminels en cols blancs n’hésitent même pas à conspuer les pauvres, à les accuser, à « moraliser » les peuples en les traitant de « tire au flanc », d’être les obstacles de la bonne marche économique du monde selon leurs courtes vues!

Les nations encore souveraines et façonnées par leurs peuples sont désappropriées de leurs leaders par des jeux de passe-passe juridiques, sans qu’elles puissent rien faire ni rien dire, comme cela a été le cas spectaculaire du Brésil avec Dilma Roussef qui a été ainsi chassée de sa fonction par une pratique de l’arbitraire absolu se réclamant du Droit… Là, la perversion a atteint un point délirant totalement odieux, car les salauds, comme ce Michel Temer, qui ont ainsi pris le Pouvoir sans l’avis de personne, avec la complicité de Standard & Poor’s et autres agences de notations, ces larrons en foire, se sont dépêchés ensuite de piller, de dépouiller, de saccager les richesses de ce grand pays pour le seul profit des ordures qui se sont emparés du monde. Partout sur Terre sont ainsi martyrisés 80% de l’humanité à travers un tel comportement ne se souciant guère de la loi de mort qu’il répand, comme la peste, sur tout ce qui est vivant…

Ce qui est hautement d’actualité, c’est la régression mentale de l’humanité, la malhonnêteté intellectuelle des « élites », le retour, tambours battant, aux archaïsmes des obscurantismes farouches, favorables au dressage à l’amour de la soumission présenté quant à lui, comme une « vertu » récompensée par les médailles du « mérite » chez tous ceux qui donnent la préférence aux désirs compulsifs régnant tyranniquement sur des individus dépossédées de tout idéal ! Les humanistes subissent quotidiennement les injures implicites et explicites, parce que les profits exorbitants concentrés dans les mains des 20% de l’humanité, ne sont pas encore assez exorbitants ! Les pauvres de plus en plus pauvres ne sont pas encore assez pauvres…

D’ailleurs la guerre est carrément planifiée elle aussi, pour se débarrasser de tous ces contingents de pauvres qui ne veulent pas jouer le jeu du profit exorbitant au service exclusif d’un petit nombre de prédateurs du cannibalisme social.

Les massacres à grande échelle sont programmés. Les puissants au pouvoir veulent « nettoyer » la Planète d’un bon tiers de l’humanité jugé inutile, improductif, coûteux, véritable obstacle au débridement du profit pour le profit !

Par dessus tout cela, la Terre est limitée dans ses moyens et nous devenons trop nombreux : donc, « il faut faire disparaître tous ceux qui ne font pas partie des privilégiés du système prédateur » qui a été mis en place par les artisans zélés du productivisme…

D’ailleurs des milliardaires se réunissent activement depuis un certain temps, pour fabriquer des engins capables d’aller coloniser les autres planètes viables du système solaire, en se dépêchant d’être les premiers à y mettre les pieds afin de devenir déjà les maîtres incontestables et incontestés de ces immenses richesses qui sont là en attente de leur voracité! L’argent (le chiffre) est leur seul dieu, le profit leur seule préoccupation, le capitalisme ultra libéral leur seule idéologie sectaire, le principe de la domination et de la destruction leur seule religion… C’est bien là le triomphe du monde de la bête et donc l’annonce implicite de l’Apocalypse, c’est-à-dire de sa chute mortelle finale par son auto destruction !

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La troisième guerre mondiale est préparée en effet, ouvertement, sans secret. Les provocations sont organisées avec insistance, les légions de l’Empire et le matériel de guerre sont accumulés en masse là où il faut provoquer la destruction en règle des trublions qui menacent la fête perpétuelle des profiteurs d’en haut…

Le mensonge fleurit à foison, la manipulation est débridée, la malveillance bat son plein, les « Fake news » prolifèrent, la corruption explose dans le milieu exclusif des « élites », le peuple des modestes est sidéré tout en se voyant interdit de parole. Le culot de la caste au service d’un tel système de domination est sans borne.

Ce foisonnement du pervers en devient absurde et chacun est obligé de se poser la question du sens ; sens de l’existence dans ces conditions ; sens de la vie ; sens de ce que nous faisons sur Terre ici et maintenant ? Pourquoi vivre si c’est pour exister dans de telles conditions : celles de l’absurde ?

L’absurde gigantesque de la situation qui est celle de l’humanité actuelle l’est d’autant plus que les prédateurs eux-mêmes sont dans une totale équivoque sur les exigences de leur prétention elle-même. En agissant comme ils le font, ils sont incapables de voir à quel point ils desservent leur propre « cause », précipitant même leur fin dans un chaos innommable qu’ils pensaient ne réserver qu’aux « autres », à ce tiers de l’humanité qu’ils jugeaient improductif et inutile pour leur profit et leur béatitude de parfaits crétins!

Ils avaient oublié qu’ils faisaient, eux aussi, entièrement partie de la nature et que par la même occasion, s’ils s’attaquaient en réalité à la nature et à ses lois qui sont des lois immuables de complémentarité, ignorant que c’était à eux-mêmes qu’ils allaient s’en prendre sans le savoir et sans être capables de le prévoir !

Toute la logique de la vie, dès son apparition, s’articule autour d’une logique de mort. C’est un processus permanent de mort qui permet le processus permanent de vie. La vie ne peut exister que grâce à des processus de mort. C’est en acceptant son apoptose que la cellule donne vie à une nouvelle cellule maintenant ainsi l’homéostasie des organes d’un corps pour l’harmonie de l’ensemble. C’est par une logique de mort perpétuelle que se dessine la logique de vie perpétuelle. L’âme de la Nature a donc voulu que la vie soit intrinsèquement reliée à la nécessité permanente de s’en détacher ; elle a voulu que la vie ne soit possible qu’à la condition que chaque élément la composant, accepte de donner la sienne. La continuation de la vie est reliée intimement au don permanent de la vie qui est incarnée dans les êtres et les choses invités ainsi à se « sacrifier » en permanence pour permettre la vie en permanence…

Il n’y a pas de vie sans le don permanent de la vie par ceux qui la détiennent provisoirement, juste le temps qu’il faut pour être en mesure de la transmettre aux suivants. C’est une générosité infinie organisée comme telle qui explique le principe de la vie dans les conditions de la biosphère. Voilà pourquoi la loi de la complémentarité est la seule loi régissant ce monde créé par la Mère Nature.

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Le comportement de tous les prédateurs de l’humanité est à l’extrême opposé de cette loi naturelle ; il est le contraire de cette logique intrinsèque de la vie ; il est incompatible avec les lois intimes de la nature… C’est aussi pour cela qu’il ne peut pas durer dans le temps et poursuivre allègrement son chemin en se moquant éperdument de la souveraineté de la vie. Il y a une limite au-delà de laquelle il n’est plus possible de « survivre » à son égocentrisme. C’est pourquoi, d’ores et déjà, la sagesse dit haut et clair, que ce monde qui a atteint le degré ultime de la dégénérescence, est sur le point de sombrer dans l’abîme de l’anéantissement…

Les prédateurs dominants de l’humanité ne savent pas qu’ils sont, malgré eux, dans une logique imparable de mort assurée. C’est justement ce comportement injuste, d’abus, de domination, d’exploitation, de leur volonté de faire du profit dans la démesure, qui va assurer leur mort, du coup, prématurée!

Il n’y a pas meilleur comportement que celui des « élites » actuelles pour favoriser et précipiter leur chute, le déclin de la civilisation de la répression, sa disparition brutale dans le fracas d’un chaos réservant à l’humanité la même fin que celle des dinosaures.

L’ère de l’Anthropocène s’achève car l’homme décideur a choisi d’ignorer la règle d’harmonie avec les autres composantes de la biosphère. Il s’est considéré comme au-dessus et en dehors de la nature : faute fatale inspirée par la pathologie religieuse l’ayant conduit à haïr sa propre nature…

La vie a inventé la vie et non pas la survie. Faire de la vie une survie ne pouvait pas durer dans le temps. Aussi, le moment est venu de se retirer dans le silence et le recueillement avant de mourir en laissant la place libre au développement de nouvelles formes de vie devenues possibles.

S’émanciper des règles de la Nature, c’est s’exclure de la Nature. Notre heure a sonné par la faute de tous ceux qui se sont moqués des lois de la Nature! C’est la perversion de la religion qui a mis dans la tête des arriérés mentaux l’ayant promotionnée, l’idée aberrante que l’homme avait été créé pour « dominer la nature » et « régner sur elle » en Maître fait « à l’image et à la ressemblance d’un dieu » se disant lui-aussi autre, en dehors et au-dessus de la Nature ! (Cf., Livre de la Genèse) Le mensonge incommensurable de la religion a trompé l’homme, en long, en large et en travers, il l’a abusé depuis des millénaires. C’est la religion qui est la première responsable de notre chute et de notre disparition…

Au moment de la « fuite d’Egypte », le peuple juif célébrant sa « libération » avait tôt fait, alors qu’il était encore en chemin dans le désert, de transformer son monothéisme « révélé » en « culte du veau d’or », cet épisode qui en dit long ayant à son tour entraîné un massacre spectaculaire de plusieurs milliers de personnes ! La religion est une aberration qui rime avec crime parce qu’elle est une spectaculaire manifestation de l’arriération mentale de l’humanité.

Le sage ne peut avoir de connivence avec le religieux. La sagesse ne peut avoir de lien avec la religion. La sacralisation de la conscience, voilà la spiritualité naturelle intime de l’homme en harmonie avec les intentions éternelles de l’âme de la Nature.

Dans le foisonnement de l’absurde, voilà où est le sens, voilà où il demeure : dans la conscience de notre lien indéfectible avec l’âme de la Nature. Le sens de notre vie est dans ce dialogue avec elle nous reliant à elle et nous confondant avec elle. « Je suis dans le Tout et le Tout est en moi. Qui me voit, voit le Tout ». « Je suis sorti du Tout et je retourne au Tout ». (logion de l’évangile de Thomas, manuscrit de Nag Hammadi). « Je suis une partie du Tout et pourtant le Tout est tout entier dans la partie du Tout que je suis. Le Tout n’étant pas la somme des parties »! « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux », disait l’Oracle de Delphes.

Le sens, il est là : dans le passage d’une civilisation de la croyance à une civilisation de la conscience ! Ce sera vraisemblablement la suite logique des prochaines inventions de la vie dans les conditions de la biosphère, mais sans doute sans les hommes qui auront tout fait pour s’en exclure, eux qui ont commis la faute originelle fatidique d’une adhésion aveugle au mensonge de la psychopathologie coalitionnelle qu’est la religion.

 Jean-Yves Jézéquel

3 avril 2017

The Demise of Globalization By Zoltan Zigedy

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February 17, 2017

“Globalization” is a slippery term: 1. Sometimes it is used as a description of the quantitative changes in the global economy that emerged in the 1980s. 2. Sometimes it is used to express a set of policy prescriptions that gained traction in that same period. 3. Sometimes it is used to name a theory positing a new era, epoch, or stage of capitalism, a qualitative change in the way that contemporary capitalism functions.

And sometimes the word is used in all three senses:
In the 1980s and early 1990s, global trade began to expand at a rate greater than its historic average. Revolutionary changes in logistics– containerization, transportation, inventory control, and information transfer– dropped the cost of transportation and shipping dramatically. Political changes unified the global market with the integration of the PRC economy and the breakup of the socialist economic community. Many emerging nations joined the global market when the socialist development model lost its sponsors. Similarly, capital flows expanded with the removal of political and Cold War obstacles. The workers formerly buffered by an alternative economic system– over a third of the global workforce– were cast into capitalist labor markets, an unparalleled infusion of cheaper labor. Capital mobility, political hegemony, and the logistical revolution brought additional low-cost labor from emerging economies into the global nexus. All of these factors and others achieved an increase in the rates of production, economic growth, and trade that persisted for over two decades.

The recognition of the failure of the Keynesian consensus among policy makers led to a return to classical market fundamentalism. The long stagnation and rampant inflation of the 1970s defied and discredited the various iterations of pump priming and fiscal mending that had served as tools since the Great Depression. The political reaction — the ascendency of Thatcher, Reagan, and their political offspring — brought a new set of prescriptions founded on free, unfettered markets.

International capitalist structures — IMF, World Bank, Bank of International Settlements, OECD, GATT etc. — and new ones– WTO– unhesitatingly embraced the return to market fundamentalism. In the wake of the new consensus, a slew of free-trade agreements was constructed to formalize the born-again faith in free markets, the most celebrated of which was the North American Free Trade Agreement. In the mid-1990s, the OECD attempted to secretly establish the most ambitious international compact, the Multilateral Agreement on Investment, an accord that would have given virtually unimpeded freedom of action to multinational corporations. The efforts to canonize market fundamentalism and formalize the tenets in institutions and trade agreements continue to this day– for example, in the Trans-Pacific Partnership.

For some, including a significant part of the academic left, the quantitative and policy changes unfolding in the 1980s signaled a new era of capitalism. As two influential theorists ominously put the matter: “Today we are in the early phases of the fourth epoch of capitalism.” In a hurry to replace Lenin’s theory of imperialism, they, and others, posited a stage where corporations eschewed a home base and adopted the entire global economy as their domain. At the same time, they saw a decline in the authority and significance of the nation state. International organizations like the IMF and the WTO were seen as nascent replacements for the nation state. Clearly, the concept of imperialism plays a diminished role in this picture.

The notion of a “centerless” capitalism reached its extreme with the publication in 2000 of Hardt and Negri’s Empire. This impenetrable, rambling exercise in pretension and intellectual indiscipline became an academic best seller and a fixture on the coffee table of every petty bourgeois rebel. The book wiped away in one fell swoop the identities relevant to left politics and replaced them with the amorphous concept of “the multitude.”

The Demise

The economic collapse of 2007-2008 put to rest the quantitative basis for “globalization.” From 1983 to 2008, global trade growth averaged over 6% with many double-digit spikes. Since then, global trade growth has dropped to 3% or lower (growth in 2016 was below 2%, the lowest since 2009).

The World Trade Organization calculates that, historically, typical trade growth runs at about 1.5 times GDP growth. During exceptional periods like the so-called globalization era, trade often grows at twice the rate of GDP. But WTO notes that today (and since the crisis began) the rate of growth is approximately the same for both trade and GDP (trade growth was actually below GDP growth in 2016).

After years of brisk growth, global container traffic slowed to 1.1% in 2015 and was virtually flat in 2016. Thus, the primary impetus for the globalization thesis– global trade growth — has evaporated.Other indicators hailed as signposts for globalization have also collapsed: foreign direct investment, the harbinger of future trade growth, was 40% less in 2015 than its pre-crisis peak. International lending, as measured by the Bank for International Settlements, dropped 9% over the two-year period, 2014-2015.

Clearly, the 2007-2008 collapse choked off the growth celebrated as “globalization” as emphatically and dramatically as it was heralded in the 1980s. Those who saw a new stage or epoch of capitalism emerging are surely chastened by its demise. Rather than signaling a new, triumphant age of capitalism, the global burst of growth beginning in the 1980s came from a unique, unrepeatable conjuncture of factors fortuitous to global capitalism. An unparalleled expansion of skilled, low-cost labor, a revolution in technology and logistics, and US political hegemony created momentum unusually favorable to capitalist growth.

That momentum is now spent.The theorists who foresaw a post-imperialism accompanying globalization were quickly dispelled of this illusion with a succession of imperialist wars masking as humanitarian intervention. In 1998, France, the poster child for national pride, squelched the MAI (Multilateral Agreement on Investment) that threatened to erode national sovereignties and hand them to the corporations.

The nation state was far from dead as the aggressor or the victim. In the twenty-first century, the aggressors were, time after time, the wealthy, powerful nations (in alliances of convenience) and the victims were the poorer, weaker states.

The copies of Empire have long vanished from the coffee tables. On the left, the heavy lifting against the “left” post-imperialism, globalization thesis was done by the editors and many of the writers at the estimable US magazine, Monthly Review. Throughout the 1980s and 1990s, MR carried on an intense campaign against the notion that capitalism had morphed into an economic system unrecognizable by classical Marxism. That battle has been won.

The Remains of Globalization

Globalization lives today only as an ideology, a set of policy prescriptions intimately linked to market fundamentalism. It sets the goal of removing any and all international barriers to markets. It draws its support from those who benefitted the most from the nearly three decades preceding the 2007-8 crash. In the advanced capitalist countries of Europe and North America, the capitalists, their courtiers, and a substantial petty bourgeoisie enjoyed large gains in income and wealth. The shift of manufacturing to low-wage countries and the growth of demand for raw materials trickled some benefits to workers in emerging economies.

But few benefits accrued to the traditional workforce of Europe and North America. Deindustrialization, redundancy, de-unionization, income stagnation, reduced and underfunded social services, and crumbling physical infrastructures have created working-class communities of hopelessness and despair. The ubiquitous signs of social deterioration — alcohol and drug abuse, suicide, violence, unhealthy lifestyles — have accompanied globalization in these countries. The crash of 2007-2008 brought the misery of working-class communities to a head, with harsh political consequences. The bourgeois and social democratic political parties of Europe and North America were unable to contain the anger and frustration of most workers.

Further, the post-Soviet-era retreat from Marxism left most political parties heartily embracing the harsh tenets of market fundamentalism and its accompanying global trade policies. The so-called era of globalization coincided neatly and significantly with the rise of “New” Democrats, “New” Labour, and “New” Socialists, the “left” purveyors of market fundamentalism. Their dominance of their respective parties drove the last remnants of welfare statism to the exits.

Excepting a few remaining mass Communist Parties committed to sweeping capitalism into history’s dustbin, workers were left with no real choices, no alternative to parties wedded to free markets, corporate success, and the decidedly failed slogan that “a rising tide lifts all boats.”

To step into this void, to present an alternative for workers, to establish a working-class beachhead, new political figures and formations sprung up throughout Europe and North America. Presenting a nationalist alternative to the internationalism of globalization, promising jobs on the basis of protected borders from foreign workers and global trade, and conjuring imagery of a lost golden age, politicians and parties challenged the monolithic ideology of unrestricted market relations and global exchange that brought such pain to the working classes.

This awkward amalgam of right-wing nationalism and populist rhetoric gained traction in recent years only because of the failure of traditional parties to break away from the dogmas of market fundamentalism and the failure of the left to establish an alternative to it. The feeble attempts by social democrats to conjure their own distant memories of the welfare state have fallen on deaf ears. Likewise, the anarchist-inspired turn to vague, utopian radical democracy offers no counter vision to capitalist economic relations.

Against the backdrop of two bourgeois political parties with an overlapping core commitment to the same failed economic philosophy, the fact that the first successful election of a right-wing “populist” occurred in the US should come as no surprise. Trump represents an alternative in desperate times, a false alternative, but an alternative nonetheless.For Europeans, Trump provides a foretaste of the contradictory character of the nationalist-populist brew. As Trump’s first month demonstrates, there is no content to “populism” beyond the fawning service to monopoly capital, cheerleading for small businesses, and an occasional soundbite for the working class. All the benefits to the working class are supposed to come from closing the borders to commodities, both human (labor power) and material (imports).

Assuredly, the nationalist alternative to marketization, commodification, and globalization will fail. At best, it will intensify competitive rivalries in the short run, creating bigger winners and bigger losers. But ultimately, economic nationalism will cost the global economy in terms of growth and inequality.

It must be noted, however, that the fierce fight against Trump and the forthcoming political struggles to stop the nationalist parties from power in Europe are tragically misguided if they simply succeed in reproducing the disastrous market fundamentalism and globalization policies that produced Trump and his counterparts in the first place.

Only something different from the false choice of market internationalism or narrow, fear-driven nationalism will spare the working class even greater pain. The two ideologies that are contesting for global hegemony are merely two versions, two faces of imperialism.Nostalgia for a long-lost, never-to-be-recovered, welfare-state capitalism will not serve the left in this time of crisis. Instead, we need to craft a bold socialist alternative.

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