Fascisme, néolibéralisme, démantèlement des Etats et guerres sans fin: Où est en fait le fascisme? Milos Kovic

L’agression contre les pays voisins, des guerres sans fin, le démantèlement des Etats, des modifications des frontières par la violence ? Est-ce que cela vous rappelle Donald Trump et Nigel Farage ou plutôt leurs opposants politiques, les clans de Clinton et Bush, ou ceux de Tony Blair et de David Cameron ?

Dans les pays occidentaux, de plus en plus souvent, le public entend les mots «fascisme» et «fasciste». Ces mots sont réservés à Donald Trump, Geert Wilders, Marine le Pen et d’autres « populistes de la droite ». En outre, l’utilisation de ces mots forts est justifiée par le fait que ces hommes politiques se réfèrent à des valeurs nationales, parce qu’ils demandent à ce que les immigrations de masse soient arrêtées dans leur pays, et aussi à cause des débordements xénophobes de leurs partisans.

Cependant, le fascisme est un terme dont le sens ne peut être déterminé d’une manière rapide et facile. Après tout, il en va de même pour toutes les idéologies politiques. Il n’y a pas de définition généralement acceptée du libéralisme, du socialisme et du conservatisme. Il est bien connu que le terme «fascisme» cache des mouvements très divers, comme les fascistes italiens, les nazis allemands ou les Ustashas croates. Tout cela, cependant, ne devrait pas nous troubler et nous empêcher de comprendre cet important phénomène historique.

C’est l’expérience historique qui pourrait nous aider dans cette tâche, plus que toute simplification politique ou bien une explication théorique. Il y a une caractéristique clé du fascisme qui est, intentionnellement ou non, trop souvent oubliée dans le tumulte général contre Donald Trump ou Marine le Pen. Néanmoins, on se souvient encore des fascistes pour leurs agressions contre d’autres pays souverains, les guerres sans fin, les démantèlements des Etats et les modifications des frontières par la violence. Louis XIV et Napoléon ont également commis des actes d’agression contre leurs voisins, ils ont mené des guerres continues, ils ont démantelé des pays et modifié des frontières. L’agression d’Hitler, cependant, a été suivie par la destruction massive des populations entières, comme les Juifs, les Tsiganes et les Serbes. On se souvient du fascisme en tant que tel surtout en Europe centrale, orientale et du Sud-Est.

L’agression contre les pays voisins, des guerres sans fin, le démantèlement des Etats, des modifications des frontières par la violence ? Est-ce que cela vous rappelle Donald Trump et Nigel Farage ou plutôt leurs opposants politiques, les clans de Clinton et Bush, ou ceux de Tony Blair et de David Cameron ? Devrions-nous vous rappeler les destructions de la Yougoslavie, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de l’encerclement de la Russie, de la Chine, de l’Iran? Trump, au contraire, selon les déclarations publiées, préconise une diplomatie traditionnelle d’intérêts et des négociations entre les Etats souverains, comme celles largement connues depuis la Paix de Westphalie en 1648, ce qui est contraire aux croisades infinies au nom des «valeurs» assidûment menées par leurs adversaires libéraux.

Les destructions massives ethniquement motivées des populations entières? Ces gens ont réussi à ce qui semblait être un idéal inaccessible pour Hitler et Pavelic: ils ont tué et expulsé la population serbe de la Croatie et des parties de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo et de Metohia. Tout cela, bien sûr, a été mené par leurs collaborateurs locaux, comme c’est le cas avec les chrétiens en Irak ou en Syrie. Nous ne devons pas oublier l’hystérie antiserbe dans les médias qui a permis des crimes impunis et massifs contre les Serbes. Cette opération n’est comparable qu’avec ce que l’Europe nazie a fait aux Juifs.

Mark Mazower, professeur à l’Université de Columbia à New York, a déclaré dans son livre L’empire d’Hitler qu’Hitler et les nazis étaient inspirés par l’expérience coloniale des États libéraux, du Royaume-Uni et des États-Unis pour les crimes qu’ils commettaient en Europe de l’Est. Ils ont simplement fait aux Européens ce que les colonisateurs libéraux ont fait en Afrique et en Asie. Hitler admirait la clairvoyance et le manque de pitié des Britanniques en Inde, ainsi que la brutalité raciste américaine contre les Noirs et les Indiens. Il a déclaré ouvertement que les pays slaves, en particulier la Russie, seraient dans l’avenir, l’Inde de l’Europe allemande unie. Pendant la colonisation germanique des territoires slaves en Europe de l’Est, Hitler s’est inspiré de l’expérience des États-Unis. Des enclaves de «personnes racialement et civilement supérieures» dans la mer indienne, se sont progressivement liées, ont fusionné et pillé les terres des indigènes.

Selon Mazower, les tentatives de l’empire libéral visant à forcer les pays colonisés à adopter leur modernisation et leurs modèles culturels ne sont qu’un autre côté du racisme antique indestructible. Hitler, ainsi que Goebbels ont appelé à l’unification de l’Europe autour de l’Allemagne, afin de protéger et de défendre ses valeurs raciales et culturelles. Ce faisant, ils ont ouvertement affirmé que le but principal de l’union de l’Europe était la protection contre la Russie et la marche vers la Russie. La rhétorique de la défense contre l’Union Soviétique a été utile dans le processus d’après-guerre d’unir l’Europe, où, comme le prouve Mazower, les anciens partisans d’Hitler ont assidûment travaillé comme des hauts fonctionnaires. La menace de la Russie a été une partie importante de la campagne des partisans de l’UE lors du référendum Brexit en Grande-Bretagne, ainsi que de la campagne de soutien d’Hillary Clinton lors des élections présidentielles aux États-Unis.

Certaines personnes diront que, après tout, les libéraux de l’OTAN ne conquerront pas le monde au nom de la race, mais au nom des droits de l’homme. Cependant, les bombes ont été lancées sur la Republika Srpska, la Serbie, l’Irak, la Libye et la Syrie, avec le rock & roll américain et britannique, et non avec les marches militaires allemandes. C’est en effet une belle consolation pour des millions de victimes.

Milos Kovic

Source : Le quotidien serbe POLITIKA à Belgrade

Traduction du serbe : Svetlana Maksovic

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Apocalipse: RTP ou Apocalipse Estaline – António Santos

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odiario.org

Recentemente, explodiu nas televisões americanas um novo tipo de «documentário» a que chamam docufiction. Ficção apresentada como se abordasse uma realidade factual. É o caso da série da RTP dedicada a Stáline. Uma fraude documental com um objectivo ideológico preciso, no ano em que se celebra o centenário da Revolução de Outubro. A RTP, paga por todos nós, dá tempo de antena a propaganda que os nazis não desdenhariam.

Acabo de assistir a «O Demónio», o primeiro episódio da mini-série «Apocalipse: Estaline». Durante uma hora, Isabelle Clarke dedica o seu «documentário» a convencer-nos de que Estaline foi o que o título diz: um demónio. Veja-se: «Lénine e um punhado de homens lançaram a Rússia no caos. (…) Como os cavaleiros do Apocalipse, os bolcheviques semeiam morte e destruição para se manterem no poder. Continuarão durante 20 anos, até os alemães chegarem às portas de Moscovo». Estaline surge como um «louco», «sexualmente insaciável» e com uma «mentalidade próxima dos tiranos do Médio Oriente» [sic] que só Hitler pode parar. Num frenesim anacrónico, o espectador é levado de «facto» em «facto» sem direito a perguntas nem a explicações. Para trás e para a frente, dos anos quarenta para o final do século XIX, de 10 milhões de mortos na guerra civil russa para 5 milhões de mortos no «holodomor: a fome organizada por Estaline», o puzzle está feito para ser impossível de montar. Ao narrador basta descrever o que, a julgar pelas imagens de arquivo, é aparentemente indesmentível: «os camponeses ucranianos, vítimas das fomes estalinistas abençoam os invasores alemães. Mais tarde serão enforcados pelos estalinistas. A conjugação das imagens de arquivo colorizadas é tão brutal e convincente que somos tentados a concordar com as palavras do narrador: «Estaline declarou guerra ao seu próprio povo». São os «factos alternativos» de Trump aplicados à História.

Só há dois problemas. Primeiro: Isabelle Clarke, a autora, admite que «Apocalipse: Estaline» não é História nem tem pretensões de querer sê-lo. Vou repetir, a autora admite que aquilo que fez não tem nada a ver com História. Podia terminar aqui. Mas, em segundo lugar, será que a RTP, canal público pago por todos nós para cumprir a missão de educar e informar, sabia que estava a comprar ficção em vez de História?

Claramente a História, enquanto ciência social, passe a inelutável normatividade a que estamos presos, é incompatível com a calúnia e a propaganda ou, numa palavra, a demonização. «Apocalipse: Estaline – O Demónio» não disfarça a demonização, disfarça a ficção.

Então, o que é «Apocalipse, Estaline»? Recentemente, explodiu nas televisões americanas um novo tipo de «documentário» a que chamam docufiction. Exemplos recentes são «Sereias: o cadáver encontrado» ou «Megalodon, o tubarão monstro vive». Em ambos, o documentário da Discovery Channel dá a palavra a cientistas, investigadores, professores e biólogos que explicam a descoberta científica de sereias, no primeiro caso e de um tubarão jurássico, no segundo. Durante uma hora, o espectador assiste a filmagens convincentes dos míticos criptídos e ouve especialistas, identificados como tal, debater as possíveis explicações para as descobertas serôdias. No final, em letra de efeitos secundários de bula de medicamento, admite-se, para quem ainda estiver a ver, que era tudo a fingir: os especialistas eram actores, as imagens eram fabricadas. «Apocalipse, Estaline» faz algo parecido: no final ficamos a saber a que «historiadores» foi beber inspiração: a romancista Svetlana Alexievitch, uma versão actualizada de Alexander Soljenitsyne; Robert Service, o mais proselitista e criticado dos historiadores-pop contemporâneos ou Pierre Rigoulot, um ex-trotskista transformado em neocon apoiante de Bush e fã confesso da guerra do Iraque. Trata-se contudo de menções honrosas e agradecimentos. Mas de onde vêm as citações? Onde foi buscar os números? Quais são as fontes? Raquel Varela coraria de vergonha alheia.

Não se trata de admirar ou condenar Estaline, trata-se de não sermos tomados por parvos. «Apocalipse: Estaline» não é ficção nem História: é uma falsificação estupidificante e tóxica para o público. Como os novos «documentários» sobre sereias e tubarões jurássicos, que confundem ciência com ficção, a RTP acabou de confundir História com propaganda nazi.

Este texto encontra-se em:

http://manifesto74.blogspot.pt/2017/01/apocalipse-rtp.html#more

Convido-os a comparar este documentário com estudos sérios como, por exemplo, de Dominico Losurdo, Estaline Uma Lenda Negra ou de Jean Elenstein, História da União Soviética.

Dreams about Past: Third Reich and Poland against USSR





ONLINE JOURNAL
06.10.2015 | 00:00
Vladislav GULEVICH
Strategic-Culture.org

Dreams about Past: Third Reich and Poland against USSR

Russian Ambassador to Poland Sergei Andreev has prompted an outrage of Polish Ministry of Foreign Affairs putting some of the blame for World War II on Poland. The Ministry responded saying the narrative presented by Russian Ambassador «challenges historical truth and invokes some of the most mendacious interpretations of events». In reality the words of Ambassador dovetail with historic facts.
Can anybody imagine Russia promoting the views of someone who called for establishing an alliance with Nazi Germany after Hitler came to power? Or can anybody imagine Russian historians expressing regret over the «blunder» made by the Soviet Union standing up to Nazism instead of joining Hitler in his efforts to conquer Europe?
All of this is possible in Poland. The works of Władysław Gizbert-Studnicki and Adolf Bochenski, the authors of post-war years, are popularized there. The both welcomed the potential alliance between Poland and Germany.
Władysław Gizbert-Studnicki stands out as a fervent Teutophile. A year passed since Nazi came to power in Germany. In 1934 the country was hit by a wave of arrests and executions by firing squads. That was the time when he wrote his «Political System of Europe and Poland» to espouse his views on creating a Polish-German alliance to exercise joint control over Europe. According to him, «Poland and Germany can become the foundation of a large Central European bloc, together with Austria, Hungary, Czech, Romania, Bulgaria, Yugoslavia, Turkey, Greece and the Baltic states: altogether, 200 million people. It is no coincidence that pursuing the main goal of freeing Germany from the power of France, Hitler had a good reason to start with… establishing close ties with Poland».
He believed that the traditional close relationship between Poland and France led nowhere. In his opinion, it was equal to encirclement of the Reich by France and the Soviet Union. Instead, he offered to apply maximum efforts to provide Berlin with access to Eastern Prussia across the territory of Poland (a transport corridor Berlin-Warsaw-Königsberg). Under Hitler Prussia became associated with German militarism. Gizbert-Studnicki believed that the existence of this nest of international brigandage near Polish borders would bring only benefits to Poland. He was inspired by anti-Semite Nazi theories.
Even when Germany seized Poland, he continued to support the idea of joint crusade against the Soviet Union. His last letter to Himmler devoted to this issue was written on March 12, 1945.
In 1948 he volunteered to defend Field Marshall Erich von Manstein, but the court decided not to send for him. After the war he wrote the book titled «Tragic Days». It was called «How I Did not Become Polish Vidkun Quisling» originally (in 1951 the book saw light translated into German with the subtitle «Struggle for Polish-German Rapprochement» and under the different name – «Poland: Going Wrong Ways»), but Mieczyslaw Grydzewski, editor in chief of «Polish News», which published the book, decided to change it. He did not want to stun readers with the revelations of the man who failed to become a Polish Quisling (Vidkun Quisling – a Norwegian collaborator sentenced by court to face a firing squad in 1945).
Adolf Bocheński also pondered the possibility of alliance between Warsaw and Berlin. He viewed the Third Reich as an instrument to be used by Poland to change the borders in Central and Eastern Europe, including the gains to be made after the debacle and dismemberment of the Soviet Union. He believed that Hitler took defensive actions to secure the Reich’s eastern borders. At that he did not exclude the emergence of Poland-Germany-Galicia alliance to launch an offensive against Kiev and Moscow. To promote this plan he called for a dialogue between Poland and Ukrainian nationalists supported by Hitler’s Germany.
In 1951 the books of Władysław Gizbert-Studnicki were banned and confiscated from libraries. The works of Bocheński have not been republished. But in the contemporary (post-Communist) Poland the ideas of Gizbert-Studnicki and Bocheński are studied again as an example of alternative geopolitical thinking at that time.
These ideas found some support among Polish educated people. In 2012, Professor Paweł Wieczorkiewicz of Warsaw University expressed regret over the fact that Poland did not join Hitler. According to him, in December 1941 Germans lacked 4-5 divisions and 100-200 tanks to accomplish the mission during the battle of Moscow. The Polish military could add 60 divisions and 1000-1500 tanks becoming a factor to decide the outcome of the war in the east.
He believes that as a German ally Poland could get Ukraine, Belorussia and part of Russia under its control. Józef Beck, the Polish Foreign Minister in 1939, ignored the legacy of Pilsudski, who said that to survive Poland should never start a war or wage it on its territory. The professor is sure that in alliance with fascists Poland would have been engaged in combat actions far in the east after joining the war on the side of Germany.
In 2012 Piotr Zychowicz, a young Polish historian, published a book titled Pact Ribbentrop-Beck, or How Poles could have defeated the Soviet Union alongside the Third Reich. While Western historians and politicians spare no effort to smear the Soviet Union for signing the 1939 non-aggression pact with Germany, Zychowicz offers to think about the probable consequences in case a Beck-Ribbentrop Pact were concluded. He says Poland should have made concessions to Hitler, and agreed for annexation of Gdansk (the Free City of Danzig) into the Third Reich, as well as for the construction of an extraterritorial highway across the Polish Corridor (through Pomerania to Eastern Prussia). And then, together with the Germans, Poland should have attacked the Soviet Union. Forty divisions of the Polish Army fighting on the Eastern Front would have led to the defeat of the Red Army, saved Poland from 60 years of «Soviet occupation» and allowed to resurrect Rzeczpospolita within the borders of XVIII century (Zychowicz is sure that Fuhrer would have given Ukraine, Belorussia and Lithuania to Poland).
It’s not enough to say that Poland is partly responsible for starting the Second World War. The climate of opinion is permeated by frustrated dreams resulting from the fact that Rzeczpospolita II and Germany did not sign a pact. On and off, the issue of «lost opportunities» hits the agenda of public and scientific community discourse. Do Polish people realize what it may lead to?



Republishing is welcomed with reference to Strategic Culture Foundation on-line journal www.strategic-culture.org.

Cegueira Ideológica Epidémica e a Ucrânia


Numa das actividades de ensino para adultos (antigas Novas Oportunidades, actual CQEP, ou a maior vigarice da história do ensino, trazida para cá pelo primeiro ministro Sócrates) resolvi fugir um pouco ao sistema e meter pelo meio a possibilidade de os alunos compararem a Alegoria da Caverna de Platão e o Citizen Kane de Orson Welles com as historietas jornalísticas sobre a Ucrânia, a tragédia do CO2 e o Estado Islâmico. Uma pérola resultante do esforço mental de um aluno em repetir o que lhe parece ser a verdade divinamente descida à terra foi a que se reproduz a seguir:

“É verdade que à escala mundial, muitas pessoas ainda vivem numa realidade de ignorância, com falta de acesso á informação, pessoas que não tiveram direito à educação enquanto crianças, desse modo, facilmente manipuláveis e aí sim, podemos com toda a certeza dizer que se vive na caverna da Alegoria de Platão. Vou falar sobre o Partido NAZI na Ucrânia, que conseguiu votos para entrar no Parlamento Ucraniano através da manipulação e da forte propaganda. Se na educação, das primeiras fases da vida de um ser humano, quando se formam personalidades e ideologias, as crianças são formatadas para acreditarem naquela realidade, é normal que assim se consigam fazer perdurar estes pensamentos chauvinistas e fascistas, até porque na Ucrânia os avanços tecnológicos não estão a par dos outros países desenvolvidos e acabam por não ter tanto acesso à informação, sendo assim fácil a manipulação daquelas pessoas. Cabe neste caso, à União Europeia consciencializar as pessoas na Ucrânia tentando mostrar-lhes a verdadeira realidade, porque se esta propaganda continuar durante mais anos acabará por se tornar mais complicado demover grandes massas populacionais”. 


Acabei por lhe dar esta resposta:

[E se eu lhe disser que quem contribuiu para pôr no nazi-fascismo no poder (embora agora este já esteja em ruptura com o governo, acusando-o de anti-patriotismo e de controlo oligárquico do Estado e da economia) foi uma combinação da luta contra o controlo oligárquico da sociedade, nostalgia, sobretudo no ocidente ucraniano, do nazi-fascismo e uma campanha mediática, com conspiração subversiva no terreno, por parte da UE, do governo dos EUA e da CIA, manipulando a população, nomeadamente através da internet e de OGNs, contra um governo democraticamente eleito, apenas para opor a Ucrânia  à Rússia, política e economicamente, com a qual quase sempre se confundiu ao longo da História, levando com isso ao colapso económico da Ucrânia, à violência contra os russos (40% da população) e, em consequência, a movimentos separatistas que já conduziram a muitos milhares de mortos? A UE não lhes mostra a verdadeira realidade mas uma mentira. A Alemanha sempre ambicionou a Ucrânia: agora tenta controlá-la política e economicamente. Com isso, alia-se aos EUA, que vai aproximando as suas forças militares das fronteiras da Rússia, por uma questão geoestratégica, política e económica, e para alimentar a sua máquina de guerra, o seu complexo militar-industrial. E será que cabe a uma entidade estrangeira educar e ensinar um povo como se este não passasse de uma criança dependente e ingénua, como também se a sua liberdade tivesse que ser uma dádiva de uma entidade superior? Seremos nós os civilizados, ainda que esclavagistas, e os outros os bárbaros, por serem crianças?]

70ª Aniversário da Vitória sobre o Nazi-Fascismo – Mitos

 
Jorge Cadima
16.Mai.15 :: Outros autores
Jorge Cadima
A comunicação social dominante tratou o 70ª aniversário da vitória sobre o nazi-fascismo tentando mais uma vez reescrever a história. E esta reescrita da história tem mais a ver com o presente do que com o passado: visa criar, na actual crise profunda das velhas potências imperialistas, os mitos que permitam de novo recorrer às soluções de força e de violência.
 

 

 

 

A forma como boa parte da comunicação social ao serviço do grande capital tratou o 70.º aniversário da Vitória sobre o nazi-fascismo é vergonhosa, mas previsível. Veja-se o jornal Público de 9 de Maio. Escreve o órgão oficioso de Belmiro de Azevedo: «Tal como os comunistas outrora, os novos senhores do Kremlin assentam o seu poder na criação de mitos e na propaganda». E acrescenta o jornal cujo director em 2003 apoiou a guerra baseada no mito das ‘armas de destruição em massa de Saddam Hussein’: «o mito estalinista de que a salvação do fascismo assentou no sacrifício do povo russo e de seu líder foi recuperado pelos actuais senhores do Kremlin». Mito estalinista?!? Pode ser difícil para os propagandistas do grande capital, mas existe uma coisa chamada ‘realidade’. Ou, neste caso, ‘facto histórico’. Não é um ‘mito estalinista’ que na II Guerra Mundial, o mais mortífero conflito bélico da História, quase metade dos 60 milhões de mortos foram soviéticos. Não é um ‘mito estalinista’ que durante três anos – desde a invasão da URSS pela Alemanha nazi em Junho de 1941 até ao desembarque na Normandia em Junho de 1944 – a URSS enfrentou sozinha o grosso da máquina de guerra nazi. E que foi nesses três longos, solitários, dificílimos e mortíferos anos que a URSS combateu e venceu as batalhas decisivas que ditaram o desfecho da II Guerra Mundial: Moscovo, Leninegrado, Estalinegrado, Kursk e tantas outras. Graças ao heroísmo dum povo e do seu Exército Vermelho e do Partido Comunista, que aceitaram os sacrifícios – incluindo o da própria vida – para salvar o seu país, e a Humanidade, do monstro nazi-fascista. Propagandista do «mito estalinista», ao qual o Público é imune, será também o professor inglês das Universidades de Cambridge e Yale, Adam Tooze, que escreve : «O que é indiscutível é que foi na Frente Leste que o Terceiro Reich foi sangrado até à morte e que foi o Exército Vermelho que foi principalmente responsável pela destruição da Wehrmacht. […] O ataque lançado pela Wehrmacht a 22 de Junho de 1941 [contra a URSS] foi a maior operação militar de que há registo na História […] Nunca, nem antes nem depois, foi travado combate com tanta ferocidade, por tantos homens, numa frente de batalha tão extensa» («The wages of destruction», Penguin, 2007).
Se mito há sobre a Guerra (repetido no ano passado por Obama), é que o momento de viragem foi o desembarque anglo-americano na Normandia. Em Junho de 1944 o desenlace da guerra já estava traçado – embora ainda estivessem pela frente combates e muitas mortes. É legítima a suspeita sobre o que pesou mais na decisão dos EUA e Inglaterra em abrir, por fim, a Segunda Frente: o desejo de esmagar o nazi-fascismo, ou o receio de que a fazê-lo fossem apenas e exclusivamente a URSS e os movimentos de resistência popular armada entretanto surgidos em numerosos países – da Jugoslávia à Grécia, da China à Coreia e Vietname, da França a Itália – em grande parte sob a direcção dos respectivos partidos comunistas.
Seria bom que as atoardas da máquina de propaganda da NATO-EUA-UE – onde é cada vez mais difícil encontrar «qualquer coisa de verdade», como diria António Aleixo – fossem apenas o resultado da ignorância. Mas não. Trata-se da tentativa de, aproveitando a passagem do tempo, reescrever a História. Esconder que o nazi-fascismo foi a solução de força com que boa parte das classes dirigentes capitalistas – os Belmiros de antanho – tentaram salvar o seu poder e sistema em crise. Daí que a ascensão de Mussolini, Franco, Salazar e mesmo Hitler, tenha tido importantes apoios e conivências, mesmo nas ‘democracias liberais’. Mas a falsificação histórica visa mais longe: visa criar, na actual crise profunda das velhas potências imperialistas, os mitos que permitam de novo recorrer às soluções de força e de violência. O que torna crucial comemorar e salvaguardar a verdade histórica sobre os 70 anos da Vitória.

 

 

 

*Este artigo foi publicado no “Avante!” nº 2163, 14.05.2015